La dernière chanson d’amour de Lucinda Riley

Résumé

À seize ans, Sorcha O’Donovan n’a jamais connu d’autre horizon que Ballymore, petit village battu par les vents de la côte ouest de l’Irlande. Lorsqu’elle tombe éperdument amoureuse de Conor Daly, un musicien marginal et séduisant, elle décide d’écouter son coeur et de tout quitter pour le suivre en Angleterre, à la poursuite de son rêve de gloire.

Si les premiers temps à Londres sont difficiles, Conor finit par rencontrer le succès avec son nouveau groupe, The Fishermen. Alors qu’un avenir radieux semble à nouveau permis, le jeune couple est vite rattrapé par le tourbillon de la célébrité. Poursuivis par des menaces de mort et hantés par des secrets enfouis qui pourraient mettre en péril leur fragile équilibre, Conor et Sorcha devront affronter leur plus grand défi : rester fidèles à eux-mêmes ou risquer de perdre ce qu’ils ont de plus cher…

Des landes sauvages irlandaises aux soirées glamour du Swinging London, Lucinda Riley nous offre l’histoire inoubliable d’un amour perdu.

La dernière chanson d’amour : un roman impossible à lâcher

Évidemment, lorsqu’un roman de Lucinda Riley sort, je me jette dessus. Et celui-ci n’a pas fait exception. À une période où mon rythme de lecture était pourtant très lent, j’ai été complètement happée. Au point de le dévorer en à peine 24 heures. Alors oui, je ne suis jamais totalement objective quand il s’agit de cette autrice. Et oui, La dernière chanson d’amour n’atteint peut-être pas le niveau d’Atlas: L’histoire de Pa Salt.
 
Mais il faut rappeler un point essentiel : ce roman a été écrit bien plus tôt dans sa carrière, puis retravaillé après sa disparition par son fils, Harry Whittaker. Et une fois encore, je trouve que son travail est remarquable. Le rythme est parfaitement maîtrisé, le suspense omniprésent. À tel point que chaque tentative de poser le livre se soldait par un échec. J’avais besoin de connaître la suite, puis la fin… jusqu’à ne plus pouvoir m’arrêter.

"Faute d'amour, elle embrasserait le pouvoir."

Une immersion de l'Irlande à la scène musicale londonienne

Ce que j’ai particulièrement aimé dans La dernière chanson d’amour, c’est son atmosphère. Le village de Ballymore, en Irlande, est décrit avec une telle précision qu’il donne immédiatement envie de prendre un billet d’avion. J’ai retrouvé ce sentiment d’évasion que j’avais déjà ressenti dans la saga des Sept Sœurs.
 
Puis, le récit nous emmène à Londres, sur fond de scène musicale. Et là encore, la magie opère. Ayant déjà arpenté certaines rues évoquées, notamment autour de Carnaby Street, j’ai eu l’impression d’y retourner mentalement. Au-delà du décor, le roman propose aussi une réflexion intéressante sur l’évolution du monde musical, avec un hommage discret mais présent à la scène rock britannique. Cet équilibre entre romance, immersion et regard culturel fonctionne particulièrement bien.

Des personnages imparfaits et profondément humains

S’il y a bien une chose que Lucinda Riley maîtrise à la perfection, ce sont ses personnages. Et La dernière chanson d’amour ne fait pas exception. Chacun possède sa propre voix, son propre parcours, ses forces et ses failles. Aucun n’est lisse, aucun n’est parfait. Et c’est précisément ce qui les rend si attachants. Ils font des erreurs, parfois lourdes de conséquences, mais toujours en cohérence avec ce qu’ils sont. Je me suis surprise à m’attacher à tous, même à ceux que je jugeais au départ. Ce glissement est très fort, et montre toute la finesse de l’écriture.
 
Avec le recul, je réalise à quel point ce roman m’a marquée. Je m’en souviens encore très bien, malgré d’autres lectures marquantes entre-temps. Ce qui, me concernant, est assez rare pour être souligné. Alors non, ce n’est peut-être pas son meilleur roman. Mais est-ce un excellent livre ? Sans aucun doute. Et il confirme, une fois encore, pourquoi Lucinda Riley reste une référence incontournable pour moi. Il me tarde désormais de découvrir Orlando, annoncé prochainement, et de continuer à explorer les œuvres laissées par l’autrice.

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6 commentaires

    1. C’est vrai, le côté parfait de certains personnages me désarçonne souvent ou m’irrite. Lucinda Riley était vraiment caopable de créer des personnages multifacettes, avec leurs qualités et leurs défauts 🙂

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