Derniers vagabondages de 2026 sur les traces des sept soeurs, cette fois-ci à Leipzig !
Bienvenue à Leipzig
[CET ARTICLE CONTIENT DE NOMBREUX SPOILERS SUR LES SEPT SOEURS !]
Il est rare que je réussisse à poster un article Sur les traces des Sept Sœurs moins d’un mois après être rentrée. J’ai donc de quoi être fière ! Nous étions à Leipzig en juillet et j’ai absolument adoré cette ville. Évidemment, puisque j’étais sur les traces d’Ally, ou plutôt de son ancêtre Anna, nous avons découvert la ville de la musique sous un angle particulièrement historique.
Et de l’histoire de la musique, Leipzig en possède à revendre ! La maison d’édition de Grieg, les appartements de Mendelssohn et de Schumann… Tous ces lieux ont réussi à nous charmer pour des raisons différentes. J’ai néanmoins envie de souligner les expositions consacrées à Fanny Hensel et Clara Schumann, deux femmes passionnantes que la culture générale a malheureusement tendance à laisser dans l’ombre de leur frère ou de leur mari.

Leipzig sur les traces d’Ally : retrouver les adresses du roman
Comme toujours dans ce projet, nous sommes aussi partis à la recherche d’adresses très précises. On me demande de temps en temps pourquoi je m’inflige ça. Mais j’adore découvrir des rues que je n’aurais probablement jamais traversées sans Les Sept Sœurs.
Qu’aurais-je fait, sinon, dans la Johannisgasse ou l’Elsterstraße ? C’est justement ce que j’aime dans ces voyages. Je ne cherche pas uniquement les grands monuments ou les lieux touristiques incontournables : j’aime découvrir les endroits que nos héroïnes étaient supposées voir au quotidien. Évidemment, il faut parfois user d’un peu d’imagination pour se projeter dans le Leipzig d’Anna, Jens, Pip, Karine, Ar et Ella.
Et à Leipzig plus qu’ailleurs, cette imagination est indispensable.

Imaginer le Leipzig d’Anna
Leipzig est une ville magnifique, mais son histoire a profondément transformé son architecture. Il y a d’abord eu la Seconde Guerre mondiale et ses bombardements, puis quarante années passées en RDA. Le paysage urbain qu’auraient connu les personnages d’Atlas n’est donc plus toujours celui que nous pouvons observer aujourd’hui.
C’est particulièrement flagrant avec le Gewandhaus. Les salles de concert qu’ont connues les personnages n’existent plus que sur des photographies et des documents d’archives. Le Gewandhaus actuel a quant à lui été construit pendant la période de la RDA.
J’ai trouvé cela assez fascinant pendant tout le séjour. Être sur les traces ne signifie pas nécessairement pouvoir se placer devant un bâtiment en disant : « Voilà, c’est exactement celui qu’Anna voyait ». Parfois, le lieu existe encore mais a changé. Parfois, il a complètement disparu. Et parfois, un bâtiment construit plusieurs décennies plus tard raconte à son tour une autre période de l’histoire allemande.
Finalement, les différentes époques se superposent constamment dans la ville.

Des bâtiments qui ont traversé l’histoire
Heureusement, tout n’a pas disparu !
Le conservatoire de musique, véritable acteur de l’histoire d’Anna, est notamment toujours là. À proximité se dressait autrefois la statue de Felix Mendelssohn, avant que celle-ci ne soit détruite sous le régime nazi.
La bibliothèque municipale nous a également réservé une surprise. Derrière sa façade historique se cache aujourd’hui un intérieur beaucoup plus moderne. Encore une fois, Leipzig semble constamment faire cohabiter différentes périodes de son histoire dans un même lieu.
Et puis il y a évidemment la gare centrale de Leipzig, absolument somptueuse. C’est par elle qu’Anna arrive d’Hambourg dans le roman et, pour une fois, nul besoin de faire un énorme effort d’imagination : le bâtiment historique est toujours là.
Ce sont précisément ces moments que j’aime dans mon projet. Je connais évidemment la différence entre les personnages de fiction et les personnes ayant réellement vécu dans ces rues. Pourtant, voir les lieux permet de donner une dimension géographique à l’histoire et de mieux comprendre les distances, les quartiers et le quotidien imaginé par Lucinda Riley.

Les bonnes adresses des Sept Sœurs à Leipzig
Lucinda Riley ne nous donne heureusement pas uniquement des bâtiments historiques à rechercher. Elle glisse aussi quelques bonnes adresses dans ses romans !
Nous avons ainsi découvert le Thüringer Hof, où nous avons vraiment très bien mangé. La carte était claire, les prix abordables et l’adresse mérite largement le détour.
Notre expérience au Zum Arabischen Coffe Baum a été plus mitigée. Le cadre est superbe, mais le service n’a malheureusement pas été à la hauteur lors de notre passage. Avec la chaleur estivale, la pause était malgré tout bienvenue !
Enfin, impossible de quitter Leipzig sans passer par Auerbachs Keller. Et là, j’avais évidemment une mission : boire une Gose, comme dans le roman. Il y a des recherches littéraires qui demandent de vrais sacrifices, que voulez-vous !

Une ville que j’ai adoré découvrir grâce à Atlas
C’est probablement ce que je retiens le plus de ces quelques jours : je serais certainement allée à Leipzig un jour sans Les Sept Sœurs, mais je ne l’aurais absolument pas découverte de la même manière.
Je n’aurais pas cherché certaines rues. Je ne me serais probablement pas autant intéressée à l’histoire de ses salles de concert. Je n’aurais peut-être jamais découvert certaines femmes de son histoire musicale. Et je n’aurais certainement pas commandé une Gose simplement parce qu’un personnage de roman en avait bu une !
C’est exactement pour cela que je continue à aimer autant ce projet après toutes ces années : les romans me donnent une porte d’entrée, puis les lieux me racontent beaucoup plus que les romans eux-mêmes.

Sur les traces des sept soeurs en 2026 :
Pour voir tout cela en vidéo, je vous invite à me rejoindre sur Instagram, où je parle plus précisément de chaque adresse et de son lien avec l’histoire de nos protagonistes.
Et surtout : je suis désormais à jour avec mes articles Sur les traces des Sept Sœurs de cette année ! Ce qui va enfin me permettre de m’attaquer au retard des années précédentes… notamment celui de 2024 et de mon road-trip espagnol. Il serait peut-être temps !
Mes pérégrinations de cette année 2026 :
- Février :
- Mai : Atlas à Amsterdam
- Juillet :
- Atlas à Markneukirchen
- Leipzig sur les traces d’Ally et d’Atlas
