Atlas à Markneukirchen, capitale des instruments de musique allemands

De la lecture d’Atlas à Markneukirchen

[CET ARTICLE CONTIENT DE NOMBREUX SPOILERS SUR LES SEPT SOEURS !]

Il y a certains lieux des Sept soeurs de Lucinda Riley qui me prennent un peu par surprise au moment de la lecture. En effet, en lisant Atlas, j’ai découvert la marque d’instruments G. A. Pfretzschner. Je n’en avais jamais entendu parler, contrairement à d’autres grands fabricants de violons ou de pianos notamment. Ce sont des informations que l’on croise de temps en temps au fil des romans historiques.

En pleine lecture, j’ai donc sorti mon téléphone et là, surprise : il s’agit d’un fabricant allemand, non loin de Leipzig ! De fil en aiguille, je suis tombée dans un rabbit hole en découvrant l’histoire de Markneukirchen et, évidemment… j’ai eu envie d’y aller.

Mais alors, Markneukirchen n’est pas mentionné dans Les sept soeurs ? Bien vu ! À aucun moment Lucinda Riley ne mentionne ce lieu. Pourtant, en préparant mon voyage sur les traces d’Ally et Atlas à Leipzig, dont je vous parlerai tout bientôt, j’ai vu que la ville était quasiment sur notre chemin. Alors pourquoi résister ? Après tout, c’est bien grâce à l’instrument mentionné dans le roman que j’ai découvert cette ville mondialement connue pour sa fabrication d’instruments de musique.

Une ville façonnée par les instruments de musique

Avant que Markneukirchen ne soit intégrée à la RDA, la ville était devenue l’un des centres mondiaux du commerce et de la fabrication d’instruments de musique. Rien que ça ! Afin de découvrir cette histoire très riche, nous avons donc visité le musée des instruments de musique de la ville, pour à peine 7 € par personne.

Il se trouve que le musée historique est le point d’entrée des trois musées. Le billet est donc un trois-en-un, ce qui est plutôt chouette. C’est là que j’ai trouvé la magnifique vitrine consacrée à G. A. Pfretzschner, avec plusieurs instruments et documents retraçant l’histoire de la maison.

La tradition familiale remonte au XVIIIe siècle, tandis que l’entreprise G. A. Pfretzschner a été fondée en 1834 par Gustav Adolph Pfretzschner. Elle est ensuite devenue l’une des maisons importantes du commerce des instruments de musique au XIXe siècle. Autant vous dire que j’étais ravie d’être tombée sur cette vitrine après avoir découvert ce nom grâce à Atlas !

« La forme du paquet était révélatrice de son contenu. Je retirai délicatement le papier cadeau marron, puis ouvris le grand étui en cuir qu’il dissimulait. Je posai alors les yeux sur l’un des instruments les plus sublimes que j’aie jamais vus. L’avant du violoncelle était en épicéa brillant, l’arrière et les côtés en érable. Il était si bien lustré que j’y voyais mon reflet et, quand je le sortis complètement de l’étui, une agréable odeur d’amande et de vanille m’emplit les narines.
M. Landowski me posa la main sur l’épaule.
— Il a été fabriqué par l’artisan allemand G. A. Pfretzschner donc, sauf accident, tu pourras le garder toute ta vie. M. Ivan prévoit que tu grandiras vite, alors j’ai pensé qu’une taille adulte conviendrait. Je me suis renseigné moi-même. (Mme Landowski lui lança un regard réprobateur.) Enfin, le Père Noël m’a demandé de me renseigner pour lui.
Instinctivement, je me jetai à son cou.
Cependant, recevoir ce généreux cadeau fut loin d’être le plus beau moment de la journée. »

De G. A. Pfretzschner à la RDA

Puis sont arrivées la Seconde Guerre mondiale et la RDA, et les choses sont devenues plus compliquées pour les entreprises privées de Markneukirchen. L’industrie locale des instruments de musique a progressivement été intégrée au système économique socialiste et le musée consacre justement toute une partie à cette période.

La manufacture G. A. Pfretzschner elle-même ne se visite pas. Pourtant, entre l’histoire familiale, les instruments exposés et tout le passé industriel de la ville, j’ai trouvé largement de quoi satisfaire ma curiosité. Je tiens à préciser, cela dit, que les explications du musée sont en allemand. Mais comme je parle la langue, j’ai passé un moment particulièrement passionnant dans cette ville et ma culture générale s’en retrouve grandement enrichie !

Et dire que tout est parti d’un nom aperçu dans un roman… À nouveau : merci Lucinda.

Sur les traces des sept soeurs en 2026 :

Cet article s’insère bien dans mon projet RDA. Tout comme les prochains à venir qui se consacreront à la ville de Leipzig, que nous avons visités dans la foulée de Markneukirchen. A moins d’un week-end surprise, il ne devrait plus y avoir de nouvelles destinations des sept sœurs en 2026. Cela dit, cela me permettra d’enfin partager tous mes articles des années passées, que je n’ai toujours pas rédigés !

Mes pérégrinations de cette année 2026 :

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