Leibhaftig, un livre audio lu par Christa Wolf elle-même
Résumé
Une patiente en phase terminale observe comment une équipe de médecin échoue de la guérir avec des méthodes médicales classiques. Dans Leibhaftig, utilisant des éléments biographiques, Christa Wolf raconte avec émotion et humour noir les difficultés d’un séjour dans un hôpital de la RDA.
Leibhaftig : une immersion auditive exigeante
J’ai découvert Leibhaftig dans le cadre de mon projet autour de la RDA, en choisissant une version audio disponible sur Spotify. Le texte est lu par Christa Wolf elle-même, ce qui pourrait sembler être un vrai plus. Pourtant, l’expérience s’est révélée plus complexe que prévu. Dès les premières minutes, le rythme lent et le ton très monotone installent une ambiance hyper lourde. Les respirations audibles de l’autrice, presque systématiques avant chaque phrase, finissent par détourner l’attention. Ce choix d’écoute rend un texte déjà dense encore plus exigeant. Même en comprenant parfaitement l’allemand, j’ai ressenti une vraie difficulté à entrer dans le récit, tant l’ensemble demande une concentration constante.
Une introspection fragmentée en RDA
Au fil de l’écoute, Leibhaftig se révèle comme une introspection d’une patiente hospitalisée en RDA. Le texte explore son rapport au corps, à la maladie et au système qui l’entoure. Cependant, la narration déroute. L’autrice alterne entre la première et la troisième personne pour parler d’elle-même, brouillant volontairement les repères. Cette construction donne une impression de flot de pensées, presque sans structure. Les chapitres ne sont pas clairement définis, et l’ensemble ressemble davantage à un enchevêtrement d’idées qu’à un récit linéaire. Après une heure d’écoute, il restait toujours difficile de cerner précisément l’intention narrative. Ce choix stylistique, assumé, peut séduire certains lecteurs, mais il rend l’accès au texte particulièrement exigeant.
Une œuvre exigeante et peu accessible
Je ressors de cette lecture avec une certaine déception. Non pas parce que le propos manque d’intérêt, mais parce que la forme m’a tenue à distance. Le manque de structure claire et l’extrême densité des phrases ont freiné mon immersion. Cela n’enlève rien à l’importance de Christa Wolf dans la littérature est-allemande, ni à son engagement féministe reconnu. Néanmoins, Leibhaftig ne semble pas être le point d’entrée le plus accessible dans son œuvre. Des textes comme Kassandra ou Medea, souvent étudiés, sont généralement considérés comme plus abordables.
Même si j’ai abandonné le texte vers la moitié, je reste admirative face à la complexité du travail proposé, mais aussi consciente que ce type de lecture demande un moment, une disponibilité et peut-être un format plus adapté que l’audio. Même si une version écrite aurait certainement été soporifique pour moi, tout de même.
Dans la série RDA :
Cet article s’inscrit dans mon projet annuel autour de la RDA. En 2026, j’explore la République démocratique allemande à travers des livres, des films, de la musique et des récits personnels, pour mieux comprendre cette période et la manière dont elle continue de résonner aujourd’hui.
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J’ai beaucoup de mal à apprécier un livre audio si je reste à distance même si l’écoute de ce roman a l’air d’une expérience en soi.
Je crois que c’est bien résumé ahah : une expérience en soi. Que j’ai abandonné en cours de route xD