Le souvenir de l’amandier de Marine Alata

Résumé

1905, Cefalù, Sicile. La jeune Francesca, enceinte, s’apprête à embarquer pour une longue traversée. Son mari, parti plus tôt tenter sa chance aux États-Unis, l’attend de l’autre côté de l’Atlantique.

Près d’un siècle plus tard, à Paris, c’est à un autre voyage que se prépare Sylvie. Avec sa chevelure blonde et ses yeux bleus, elle ne ressemble pas à l’image qu’elle se fait d’une Sicilienne, et une question l’obsède depuis toujours : qui est son père ? Alors que sa mère vient de mourir, emportant avec elle ce secret, Sylvie part en quête de ses origines et retrace les destins d’une lignée de femmes marquées par la guerre, l’exil et la violence des hommes.

De la Sicile aux États-Unis en passant par le Sud de la France, ce premier roman sensible et captivant interroge la filiation, l’identité, la transmission, et célèbre le courage de celles qui, envers et contre tout, tiennent debout.

Le souvenir de l’amandier : un roman choral immersif

Dès les premières pages de Le souvenir de l’amandier, j’ai été plongée dans une atmosphère solaire. On voyage entre la Sicile et le sud de la France, et très vite, cette ambiance estivale s’installe. Pourtant, derrière cette douceur, il y a aussi des secrets. Très rapidement, j’ai eu envie de comprendre comment ces femmes étaient liées. J’ai ressenti une vraie proximité avec leur quotidien. Chacune a sa voix, et ce point m’a particulièrement marquée. Le travail sur les points de vue est soigné, ce qui rend la lecture fluide. Ainsi, je me suis laissée porter sans difficulté. Le roman m’a embarquée presque immédiatement, surtout grâce à cette construction chorale bien maîtrisée.

"On peut aimer différemment. À des moments différents. Ce n'est pas toujours une trahison, parfois c'est juste la vie qui veut ça."

Des personnages féminins forts et attachants

Au fil des chapitres, je me suis attachée aux quatre femmes. Leurs parcours sont différents, pourtant ils se répondent. J’ai été touchée par leurs histoires, mais aussi surprise à plusieurs moments. Même dans des périodes plus compliquées pour moi, cette lecture a trouvé sa place. J’ai eu une semaine assez difficile au moment de la lecture, et pourtant ce roman est devenu mon petit refuge. Parfois, je ne lisais que quelques lignes avant de m’endormir, mais je revenais toujours à elles. Ce lien avec les personnages a fait toute la différence. J’avais simplement envie de passer du temps avec elles. Et c’est ce qui a transformé cette lecture en véritable moment de réconfort. D’autant plus que j’ai déjà été en Sicile, et je visualisais très bien les lieux.

Une lecture coup de cœur

J’ai terminé Le souvenir de l’amandier les larmes aux yeux. Dire au revoir à ces quatre femmes n’a pas été simple. En même temps, je me suis sentie réchauffée par l’ambiance du roman, qui traverse vraiment les pages. Même avec un rythme de lecture irrégulier, j’ai été complètement embarquée. Cela montre à quel point l’histoire fonctionne. J’ai adoré cette lecture, sans hésitation. Oui, c’est un coup de cœur.

À noter que ce roman m’a été envoyé en service de presse par les éditions Charleston. Cela n’enlève rien à mon ressenti, qui reste entièrement sincère.

Les éditions Charleston passent par l'Italie :

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