Le bain Lush n'aura pas sauver le naufrage de ma lecture de Ash

Résumé

Des êtres malfaisants aux âmes noires errent dans les couloirs et les passages du château. Parmi eux se trouvent des personnages tristement célèbres, que le monde croit morts depuis longtemps. Ils se cachent et cultivent leur cruauté dans des sous-sols remplis de secrets. Des révélations si terribles qu’elles pourraient ébranler le monde entier si elles venaient à être dévoilées.

David Ash, chasseur de fantômes et parapsychologue, arrive au château de Comraich pour enquêter sur une série d’événements inquiétants. Cette ancienne demeure isolée dissimule un passé particulièrement sombre. Une malédiction ancestrale a réveillé une force surnaturelle, nourrie par la cruauté de ceux qui ont autrefois habité ce prétendu refuge. Certains y vivent d’ailleurs encore aujourd’hui.

Mais l’heure du châtiment approche…

Culzean Castle qui m'a beaucoup fait penser au château dans lequel Ash part faire ses investigations
Culzean Castle qui m'a beaucoup fait penser au château dans lequel Ash part faire ses investigations

Neuf ans dans ma PAL pour une telle déception !

J’ai acheté Ash de James Herbert en Écosse en 2017. Depuis, ce pavé a régulièrement rejoint ma PAL d’Halloween, avant de redoubler. Encore et encore. Cette année, je me suis finalement lancé le défi de le lire, malgré ses 704 pages en anglais. Et quelle déception ! Je m’attendais à retrouver les frissons de Hanté, mais je me suis retrouvée embarquée dans une intrigue qui m’a progressivement fait perdre tout intérêt pour ma lecture. Pourtant, ça avait si bien commencé !

Le château constitue un décor génial et particulièrement prometteur. J’ai beaucoup apprécié son atmosphère gothique, d’autant que certaines descriptions m’ont rappelé des lieux que je connais personnellement. Je pense notamment à Culzean Castle et aux paysages du Firth of Clyde. J’ai également retrouvé avec plaisir les accents écossais retranscrits dans les dialogues. Ils m’ont immédiatement replongée dans mes souvenirs de voyage chez ma grand-mère, qui vivait dans cette région d’Écosse.

Malheureusement, ce plaisir a rapidement été étouffé par les interminables descriptions de James Herbert. À force de vouloir installer son décor dans les moindres détails, l’auteur a fini par me perdre. Et ce n’était malheureusement que le début de mes problèmes avec Ash !

Premier tome de la saga de David Ash

Des fantômes noyés dans des conspirations improbables

Les descriptions sont tellement longues et pesantes qu’arrivée à la moitié du roman, je n’avais plus que deux options : abandonner ou adapter ma lecture. J’ai choisi la deuxième solution. Concrètement, je me suis mise à lire le premier paragraphe de chaque page. Et le pire, c’est que ça fonctionnait ! Je parvenais toujours à suivre l’intrigue sans difficulté. Autant dire que le roman aurait gagné à être sérieusement raccourci.

Pourtant, ce qui m’avait donné envie de découvrir Ash, c’était avant tout la promesse d’une histoire de fantômes. Sur ce point, je reconnais que certaines scènes sont particulièrement réussies. Plusieurs manifestations paranormales m’ont surprise, parfois même dégoûtée. James Herbert sait encore provoquer de véritables sursauts lorsqu’il décide de passer à l’action.

Sauf qu’au fil des chapitres, le paranormal laisse progressivement la place à une intrigue de plus en plus ridicule. Les phénomènes surnaturels se retrouvent mêlés à une accumulation de conspirations politiques et historiques particulièrement extravagantes. Organisations secrètes, personnalités influentes, scandales étouffés et révélations toujours plus énormes : tout y passe !

À force, j’ai complètement décroché. Je voulais une histoire de fantômes dans un château écossais, pas un inventaire des théories du complot les plus improbables. Et surtout, cette surenchère a fini par anéantir ma capacité à croire à ce qu’on me racontait.

Un héros de film d’action et une romance digne des Feux de l’amour

Au-delà de l’intrigue, j’ai également eu beaucoup de mal avec l’écriture des personnages. La romance, en particulier, m’a semblé beaucoup trop précipitée. Les sentiments deviennent immenses en un temps record, tandis que les dialogues prennent parfois une dimension tellement mélodramatique que j’avais l’impression de regarder un épisode des Feux de l’amour. Il ne manquait plus que la musique dramatique !

Mais ce qui m’a surtout exaspérée, c’est l’omniprésence du male gaze. Les personnages féminins sont régulièrement décrits à travers leur apparence physique et le désir qu’ils suscitent, ou non, chez David Ash. Même dans des situations particulièrement dangereuses, l’auteur trouve encore le moyen d’insérer des pensées sexualisantes qui n’apportent absolument rien à la scène. À la longue, c’est franchement pénible.

Enfin, les innombrables confrontations physiques m’ont donné l’impression de suivre un héros de film d’action plutôt qu’un enquêteur paranormal. Les bagarres s’enchaînent, les courses-poursuites se multiplient et les situations deviennent toujours plus explosives. À ce stade, David Ash aurait presque pu postuler pour remplacer Tom Cruise dans Mission Impossible. Moi, pendant ce temps, je cherchais désespérément les fantômes !

Je ressors donc de cette expérience avec une immense déception. Après avoir attendu neuf ans pour découvrir ce roman, j’espérais retrouver le James Herbert qui m’avait tant effrayée avec Hanté. À la place, j’ai eu droit à un mélange de thriller politique, de film d’action, de romance mélodramatique et d’horreur surnaturelle, sans jamais réussir à adhérer à l’ensemble.

Quelques excellentes scènes de fantômes ne suffisent malheureusement pas à sauver cette descente aux enfers littéraire. Et dire que j’ai attendu neuf ans pour ça !

Halloween sur le blog

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.