L'âtre enchanté dans le parc des remparts de Wissembourg

Résumé

Rien de mieux qu’une bonne histoire pour se réchauffer au coin du feu (près de L’âtre enchanté).

Finlay Ashowan est un sorcier. Un sorcier… différent. Au lieu de manier un élément, comme la plupart de ses semblables, il puise son pouvoir dans son foyer : peu importe quel endroit il considère comme son chez-lui, son rôle est de le protéger, de le dorloter et d’emplir ses couloirs des odeurs les plus exquises.

Car Finn est également le nouveau cuisinier du roi de Daxaria. Et, quand il pose ses bagages au château, il est plus que prêt à vivre cette nouvelle aventure… tout en gardant sa véritable identité secrète.

Mais il semblerait que les autres habitants du palais ne soient pas du même avis. Alors qu’une guerre se profile à l’horizon, intendante, chevaliers, dames de la cour et famille royale semblent s’être accordés pour mettre des bâtons dans les roues du sorcier. Sans oublier de goûter chacun de ses mets délicieux au passage !

L’âtre enchanté : un univers où je me suis immédiatement sentie bien

Comment vous parler de cet énorme coup de cœur que j’ai eu pour L’âtre enchanté sans vous rédiger un pavé ? Je n’ai vraiment aucun regret de m’être lancée dans cette lecture achetée à la Fantasy Basel. Soyons honnêtes : j’avais aussi énormément craqué sur l’édition allemande, absolument magnifique. Je l’ai donc gardée pour Halloween à cause de la sorcellerie, sans savoir qu’elle allait finalement devenir l’une de mes meilleures lectures de l’année.

Pourtant, au début, je ne savais absolument pas où cette histoire voulait m’emmener. Finn m’a fait rire dès les deux premières pages et je me suis immédiatement sentie bien avec lui. Mais pendant plusieurs chapitres, le seul véritable fil conducteur reste cependant son secret : Finn est un sorcier et personne au château ne doit le découvrir.

Normalement, ce manque d’objectif clairement défini aurait pu me gêner. J’ai besoin d’une direction, de savoir ce que j’attends. Ici, pas du tout. J’étais simplement tellement bien dans cet univers que j’avais envie de continuer à y vivre.

"Parfois, mieux vaut supporter la douleur d’une absence de décision que celle d’un mauvais choix."

Une cosy fantasy portée par ses personnages

C’est finalement l’une des grandes forces du roman. Petit à petit apparaissent les enjeux politiques, la menace d’une guerre entre deux royaumes, les secrets d’Annika, le système magique et ses affinités élémentaires, mais aussi le passé de Finn et le rôle de son père. J’y ai retrouvé un mélange de Half Bad, d’Avatar : le dernier maître de l’air et de L’Assassin royal dans les thèmes abordés. Sauf qu’ici, quelqu’un a pris L’Assassin royal, l’a enveloppé dans un plaid et lui a donné du pain chaud poêlé au beurre.

Parce que le véritable cœur de L’âtre enchanté, pour moi, ce sont ses personnages et la communauté qui se construit progressivement autour de Finn. La cuisine devient un véritable refuge et j’ai fini par aimer pratiquement chaque personne de ce château. Retrouver tout ce petit monde était devenu un véritable moment de paix.

Et de romance ! Je ne veux pas trop en dire, mais elle m’a fait fondre malgré les épreuves. J’ai surtout adoré qu’Annika possède sa propre histoire, ses secrets et ses problèmes familiaux. Elle ne se résume jamais au rôle de simple love interest du héros.

La version française de L'âtre enchanté publiée aux éditions De Saxus
La VF de L'âtre enchanté

Quand la magie transforme un endroit en foyer

Le cosy de L’âtre enchanté ne vient finalement pas de l’absence de danger. De vraies menaces existent : violence, discrimination, guerre, rapports sociaux injustes et familles profondément dysfonctionnelles. Le réconfort naît plutôt de la certitude qu’après tout cela, il existe un endroit où revenir. Une cuisine chaude, des gens qui s’aiment, un repas préparé avec soin et un chat quelque part dans les parages.

Le foyer n’est alors plus forcément un bâtiment. Il se trouve auprès des personnes avec lesquelles on peut enfin être soi-même. Cette idée que l’amour, la bonté et le sentiment d’appartenance puissent devenir une véritable force me touche infiniment plus que le classique héros puissant parce qu’il était secrètement « l’élu » depuis le début.

Version allemande de L'âtre enchanté chez Klett-Cotta, Hobbit Presse
Version allemande de L'âtre enchanté chez Klett-Cotta, Hobbit Presse, bien plus belle selon moi

L’âtre enchanté : Une lecture qui fait tout simplement du bien

Et puis, L’âtre enchanté m’a fait rire, énormément. Il m’a donné faim à force d’entendre les poêles crépiter et de lire des descriptions de pain et de beurre. J’ai eu des frissons et j’ai souri au point d’avoir mal aux pommettes. Par moments, j’avais même envie de pleurer simplement parce que je me sentais incroyablement bien dans cette histoire.

Surtout, j’ai fini par visualiser cet univers avec une facilité folle. C’est chaleureux, drôle, gourmand, romantique et profondément réconfortant, sans pour autant sacrifier son intrigue ou ses thématiques. Une histoire sur la magie, certes, mais surtout sur la famille que l’on choisit, l’émancipation, l’appartenance et tout ce qui transforme progressivement un endroit en foyer.

Un immense coup de cœur. Et clairement l’une de mes meilleures lectures de l’année.

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1 commentaire

  1. Effectivement, la version allemande est superbe 😍 C’est un livre que j’avais forcément repéré, mais sans craquer parce que d’autres sont entrés dans ma pile à lire. Sauf que, là, maintenant, tout de suite, tu me donnes très envie de ne pas rester raisonnable 😅

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