Lever de soleil sur la moisson et les autres tomes de Hunger Games
Résumé
À l’aube des cinquantièmes Hunger Games, la peur s’empare des districts de Panem. Cette année, en l’honneur des Jeux de l’Expiation, le nombre de tributs arrachés à leur famille pour participer à ces jeux cruels sera doublé !
Dans le district 12, Haymitch Abernathy tente de ne pas trop penser au terrible tirage au sort. Il est concentré sur sa survie et sur la survie de celle qu’il aime.
Alors, quand le destin le désigne comme tribut, son monde s’écroule. Forcé de tout quitter, il est emmené au Capitole avec trois autres membres de son district : une amie qu’il considère comme une sœur, un parieur compulsif et la fille la plus prétentieuse de la ville.
Alors que les Jeux sont sur le point de commencer, Haymitch comprend que les épreuves sont truquées et qu’il n’a aucune chance. Pourtant, quelque chose en lui le pousse à se battre… pour que ce combat dépasse les frontières de l’arène mortelle. Voici le lever de soleil sur la moisson !
Avec un lever de soleil sur la moisson, un retour à Panem plus sombre que prévu
Mes amis David et Marielle m’ont offert Lever de soleil sur la moisson au moment de sa sortie. C’est l’annonce du film prévu pour novembre qui m’a donné envie de le prioriser ce printemps. Pourtant, lorsque j’ai commencé ma lecture, je traversais une période un peu sombre et j’ai dû le mettre en pause. Parce qu’il faut être honnête : l’univers de Hunger Games reste profondément angoissant.
Suzanne Collins ne perd d’ailleurs pas de temps. Très vite, Haymitch est propulsé dans la moisson puis dans les Jeux. L’autrice nous rappelle immédiatement la cruauté du Capitole et la violence de cet univers. J’ai donc préféré écouter mon humeur et revenir plus tard. Une fois reprise, ma lecture a été fulgurante. J’ai dévoré le roman en quelques jours et je l’ai refermé frustrée qu’il soit déjà terminé.
Haymitch, un personnage encore plus bouleversant
Lorsque ce tome a été annoncé, je dois reconnaître que je n’étais pas convaincue de sa nécessité. Après tout, Haymitch est déjà un personnage marquant dans la saga originale. Pourtant, Lever de soleil sur la moisson enrichit énormément l’univers de Panem et apporte un éclairage passionnant sur son passé. Écrire cette chronique est un exercice délicat car je refuse de spoiler quoi que ce soit.
Je peux simplement dire que j’ai adoré découvrir Haymitch adolescent. Il est attachant, intelligent, drôle parfois, et profondément humain. J’ai également pris beaucoup de plaisir à retrouver certains personnages que l’on connaît déjà à travers les 75e Hunger Games de Katniss. Suzanne Collins réussit une nouvelle fois à montrer comment les Jeux détruisent des vies bien avant qu’ils ne commencent. C’est ce qui rend Haymitch aussi touchant : on connaît déjà l’homme qu’il deviendra, mais on découvre enfin le jeune garçon qu’il a été.
Un univers qui continue de s'étoffer
L’un des aspects que j’ai préférés dans Lever de soleil sur la moisson est la manière dont Suzanne Collins montre un Panem encore en construction. Vingt-cinq ans avant Katniss, les technologies ne sont pas aussi sophistiquées, les Jeux n’ont pas encore atteint le degré de spectacle que l’on connaît, et certaines figures du Capitole sont encore en train de façonner le système. Observer cette évolution, mais aussi voir la place qu’occupe déjà Snow dans cet univers, était fascinant. D’autant plus après avoir lu La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur. On comprend mieux comment Panem est devenu ce régime totalitaire obsédé par le contrôle et le divertissement.
Une saga à lire dans l'ordre de parution
J’ai alterné entre le papier et l’audio, même si j’ai davantage lu qu’écouté. La narration de Xavier Baur est agréable, même si je l’ai parfois trouvée un peu lente. En tout cas, je fais désormais partie des lecteurs qui en veulent encore davantage. Je serais ravie de découvrir d’autres personnages, comme Effie par exemple.
Une chose est sûre : j’ai adoré ce cinquième tome. En revanche, je conseille vraiment de le lire après les précédents. Lever de soleil sur la moisson complète tellement d’éléments qu’il serait dommage de se priver des surprises offertes par l’ordre de publication.

Hâte de voir le film (novembre 2026)!
(s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola