L'arbre-lit sous ma glycine en cette fin de printemps

Résumé

Valentine grandit.
Un jour, son papa décide de lui fabriquer un nouveau lit dans le bois du vieux poirier malade qu’il a fallu abattre.
La petite fille est ravie !
Alors que la nuit tombe, la voix de l’arbre-lit s’élève…

Une découverte inattendue à la médiathèque

En rangeant les albums jeunesse à la médiathèque, je suis tombée sur L’arbre-lit. Il se trouve que Silène Edgar est une autrice qui attend dans ma PAL depuis des années. J’ai plusieurs de ses romans en numérique, mais je ne me suis encore jamais lancée. Alors, voir son nom sur cet album et découvrir ce titre si intrigant a suffi à me convaincre de l’emprunter.

J’avoue que je m’attendais à une histoire printanière. Le mot « arbre » m’évoque spontanément le renouveau, les bourgeons et le vert tendre. Pourtant, L’arbre-lit nous emmène ailleurs. Dès les premières pages, l’automne s’impose avec ses feuilles tourbillonnantes et ses teintes orangées. Cette atmosphère mélancolique et chaleureuse à la fois m’a immédiatement séduite.

Extrait de l'arbre-lit depuis le site de l'éditeur : un arbre perd ses feuilles oranges et jaunes et une jeune fille rousse se tient sous ses branches, une maison à côté d'elle, et ouvre ses mots pour recueillir une feuille orange qui tombe.
Extrait de l'arbre-lit tiré du site de l'éditeur

Une histoire racontée en vers avec beaucoup de douceur

La première surprise a été la forme du récit. L’arbre-lit est écrit en vers, ce qui lui donne une musicalité très agréable. Chaque page se lit comme une petite poésie et invite à ralentir. L’ensemble est fluide, délicat et parfaitement adapté à la lecture à voix haute. L’histoire est celle d’un arbre devenu lit pour une petite fille nommée Valentine. Chaque feuille qui tombe devient alors une histoire racontée à l’enfant. Jusqu’au jour où il n’y a plus d’histoires à raconter.

À travers cette fable, Silène Edgar aborde la déforestation avec beaucoup de douceur. Elle ne cherche jamais à culpabiliser. Au contraire, elle passe par l’émotion et l’amour des mots pour rappeler que les arbres sont vivants, porteurs de mémoire et méritent d’être protégés. Cette connexion à la nature m’a beaucoup touchée.

Des illustrations colorées au service du message

J’ai trouvé la fin un peu abrupte, ce qui est un ressenti que j’ai souvent avec les albums jeunesse. J’aurais aimé rester un peu plus longtemps auprès de Valentine et de son arbre, ou avoir une vraie sensation de clôture. Malgré cela, l’émotion est bien là et le message passe avec beaucoup de justesse.

Les illustrations de Gilles Freluche participent grandement à cette réussite. Elles sont simples mais très expressives. J’ai particulièrement aimé leurs couleurs vives et leurs contrastes, qui renforcent la magie du récit et l’importance des saisons dans l’histoire.

Au final, L’arbre-lit est une jolie découverte. C’est un album poétique, touchant et accessible, qui rappelle avec délicatesse que chaque arbre coupé mérite d’être remplacé. Et qui sait, cette lecture me donnera peut-être enfin envie de sortir Silène Edgar de ma PAL numérique.

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Mes chroniques des autres livres de l’autrice : 

  • 14-14 – dans ma PAL
  • 42 jours – dans ma PAL

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