La petite boutique aux poisons devant la cathédrale de Rouen

Résumé

Lors d’une froide soirée de février 1791, à l’arrière d’une sombre ruelle londonienne, dans sa boutique d’apothicaire, Nella attend sa prochaine cliente. Autrefois guérisseuse respectée, Nella utilise maintenant ses connaissances dans un but beaucoup plus sombre :
Elle vend des poisons parfaitement « déguisés » à des femmes désespérées, qui veulent tuer les hommes qui les empêchent de vivre. Mais sa nouvelle cliente s’avère être une jeune fille de 12 ans, Eliza Fanning.
Une amitié improbable va naître entre elles, et entraîner une cascade d’événements qui risquent d’exposer toutes les femmes dont le nom est inscrit dans le registre de Nella…
De nos jours à Londres, Caroline Parcewell passe son dixième anniversaire de mariage seule, encore sous le choc de l’infidélité de son mari. Lorsqu’elle découvre sur les bords de la Tamise une vieille fiole d’apothicaire, elle ne peut s’empêcher de faire des recherches et va découvrir une affaire qui a hanté Londres deux siècles auparavant : « L’apothicaire tueuse en série ». Et alors qu’elle poursuit ses investigations, la vie de Caroline va heurter celles de Nella et d’Eliza. Et tout le monde n’y survivra pas…

Ma note

5/5

Encore un coup de coeur !

En 2024, je me suis mise au défi de faire baisser ma PAL des éditions Faubourg-Marigny J’avais déjà eu un coup de coeur pour Ce qu’elle a laissé derrière elle, et j’étais plutôt confiante en ce nouveau titre : La petite boutique aux poisons. J’ai bien fait, puisque c’est encore un coup de coeur ! On commence donc ce challenge sous les meilleurs auspices. Avant même de débuter l’histoire, j’ai trouvé la note de la traductrice super intéressante, puisqu’elle nous explique une perte de sémantique au fil des siècles. Le terme apothicairesse aurait ainsi existé en 1750, mais avec la masculinisation de la langue, on ne l’utilise plus ! Quelle tristesse… 

"Le monde n'est pas tendre avec nous, rares sont les endroits où les femmes peuvent laisser une trace indélébile."

Trois femmes, trois destins prenants

La petite boutique aux poisons se lit aussi bien en hiver, comme maintenant, qu’à l’été. En effet, la partie dans le passé se passe en février, alors que celle au présent se passe durant la saison chaude. On a donc le choix ! Comme j’ai déjà prévu d’en lire deux autres entre juin et août, je l’ai donc choisi pour l’hiver. Grâce a l’alternance des points de vue, entre Eliza, Nella et Caroline, on ne voit pas défiler les 339 pages de ce roman. Et je me suis énormément attachée à ces trois femmes. Eliza m’a beaucoup touché dans sa candeur, mais son niveau de vie la force à en savoir de trop pour son âge, déjà. Sa foi en la magie, notamment, m’a touché. Nella est plus terre-à-terre et c’est son vécu qui m’a ébranlé. Enfin, Caroline est l’enquêtrice, alors forcément, j’ai aimé être dans ses baskets ! 

Trois récits résolument féminins

On aborde de nombreux thèmes ici, qui touchent tous au féminin. La maternité a une place très forte dans le récit. Il faut savoir que je n’ai pas d’enfants et que je n’en veux pas, c’est donc parfois un sujet qui peut légèrement m’exaspérer. Mais pas ici. Il est très bien mené, avec une déconstruction du point de vue de l’un des personnage au fil des pages que j’ai trouvé enrichissante. Evidemment, la place des femmes dans la société, notamment médicale, est aussi abordée. Dans une société régie par les hommes, ils n’existaient que peu de solutions, et Nella en propose une… radicale. Forcément, la question de sa conscience se pose et est aussi centrale au récit. J’ai été complètement happée par la dynamique de ce récit incroyablement prenant et j’ai tout adoré ! Vivement le printemps que je lise le prochain roman de la maison d’édition sur ma liste ! 

2 commentaires

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