La berceuse des sorcières aux ruines du Fleckenstein

Résumé

Deux femmes. Une histoire de sorcellerie. Et un pouvoir féminin profondément enraciné qui résonne à travers les siècles. Deuxième moitié du XIXe siècle. Plus attirée par les bois et les falaises sauvages entourant la propriété familiale que par la société bien-pensante, Margaret Harlowe est une jeune femme issue d’une famille aisée de Nouvelle-Angleterre, mais elle ne correspond pas tout à fait à ce qu’on attend d’elle à l’époque.
Elle devient de plus en plus étrange et de plus en plus belle, alors qu’elle cultive un étrange pouvoir. Bientôt, on chuchote autour d’elle et le nom de « sorcière » émerge. Et la puissance de Margaret commence à tisser une toile bien sombre autour de la ville. Cent cinquante ans plus tard, Augusta Podos prend un emploi de rêve à Harlowe House, la maison historique d’une riche famille qui a été transformée en un petit musée à Tynemouth, dans le Massachusetts.
Quand Augusta tombe sur une référence étrange à une fille des Harlowe qui a presque été effacée des archives historiques, le mystère est trop intrigant pour être ignoré. Mais alors qu’elle creuse plus profondément, quelque chose de sinistre jaillit de son sommeil, une puissance obscure qui lie une femme à l’autre à travers les lignes de sang et de temps. Si Augusta ne peut résister à son charme, tout ce qu’elle sait et aime, y compris sa vie même, pourrait être perdu à jamais.

Un roman d'ambiance addictif

C’est en passant par la médiathèque, dans le cadre de mon activité de bénévole, que je suis tombée sur ce roman de Hester Fox. Et je n’ai pas su lui résister. Fun fact ? Je l’avais déjà acheté lors de l’OP All Stars… Cela m’aura tout de même permis de le lire en papier ! Alors que j’étais en pleine panne de lecture, c’est le premier roman qui me faisait vraiment envie. Je me suis donc installée sous mon plaid, en un vendredi soir pluvieux, avec un litre de thé et un feu de cheminée (sur ma TV) et je me suis lancée dans cette lecture. Que j’ai terminé le même soir. Impossible de m’arrêter ! J’étais aussi à fond que lors de ma lecture de La petite boutique aux poisons éditée dans la même maison d’édition. En tous cas, La berceuse des sorcières m’a tout sauf bercé ! 

"Comme il est facile d'édulcorer le passé, de transformer une vérité douloureuse en souvenir merveilleux. Cependant, un souvenir terni vaut mieux que pas de souvenir du tout. Même un miroir craquelé brille encore à la lumière..."

Parfait pour juivembre ou Halloween

Il se trouve que le prologue se passe en été, et le reste en automne mais en plein été indien. Je l’ai donc trouvé techniquement parfait pour la saison. Sauf qu’il peut aussi tout à fait se lire une nuit brumeuse d’octobre tant il est sombre ! J’ai eu des frissons plusieurs fois tant on plonge doucement mais surement dans une ambiance paranormale plus que bienvenue. J’étais seule chez moi, avec la pluie qui battait à tout rompre sur mes fenêtres (rappelez-vous, c’est un mois de juin déguisé en mois de novembre). Eh bien, j’étais pleinement dans l’ambiance ! Toute cette atmosphère, alliée à la beauté de la plume de l’autrice, m’ont propulsé dans ce récit la tête la première. Cela ne m’a pas pour autant guéri de ma panne, puisqu’il était terminé aussi intensément que je l’ai débuté, le même soir ! 

Un récit de sorcière captivant

Mais au niveau de l’histoire de La berceuse des sorcières, alors ? Déjà, Augusta m’a plu. J’ai aimé son CV, qui va nous embarquer dans un manoir hanté. Sa personnalité m’a aussi beaucoup plu et j’ai aimé sa combativité, son envie de se sortir d’une situation dans laquelle elle s’enferme depuis trop longtemps. Il lui faut un peu de temps mais elle y va, une fois armée de courage ! Cela dit, j’aurai voulu que sa problématique de TCA soit d’avantage approfondie. L’histoire est également féministe, que ce soit dans le passé ou dans le présent. En parlant de double-temporalité, elle est au niveau du temps mais aussi dans le style. Au passé, Margaret nous parle à la première personne du singulier alors que l’histoire d’Augusta nous est conté à la 3ème personne. J’ai bien aimé, cela marque vraiment chaque période différemment. Et puis… c’est une histoire féministe de sorcellerie qui se passe dans la région de Salem… A partir du moment où la plume a su me convaincre, c’était bon ! Sans que La berceuse des sorcières soit un coup de coeur, je recommande néanmoins cette découverte très sympa ! 

8 commentaires

  1. bonjour, comment vas tu? merci du partage. j’aime beaucoup el thème de la sorcellerie. je note ce titre. passe un bon week end et à bientôt!

  2. Hum, alors ça, ça pourrait carrément me plaire, cette ambiance un peu sombre que tu décris, c’est une évidence et en toutes saisons pour moi lol

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