Dans les brumes du Texas à Oslo

Résumé

Alors que l’hiver 1973 tombe sur le Texas, que les États-Unis s’enlisent au Vietnam, que l’affaire du Watergate est sur toutes les lèvres, le duo de privés Delpha Wade et Tom Phelan accepte deux affaires a priori sans lien. C’est d’abord une ex-taularde qui réclame l’aide de Delpha car elle est convaincue que sa jumelle se fait empoisonner à petites doses à la prison pour femmes de Gatesville. Un lieu que la jeune enquêtrice connaît bien, elle aussi…

Puis c’est un joueur de base-ball qui cherche à savoir où a été enterrée sa fiancée, décédée il y a peu, et dont la mort avait déjà été annoncée quelques années auparavant. Plongés dans le tréfonds du bayou, les deux détectives se retrouvent au cœur de deux enquêtes périlleuses, aux ramifications bien plus larges et dangereuses qu’elles n’y paraissent.

Un Texas contemplatif plus que haletant

Dans les brumes du Texas confirme ce que j’avais déjà ressenti avec les deux premiers tomes : ici, l’enquête sert surtout à déplier un cadre social et historique. On n’est pas dans un suspense effréné. Au contraire, le rythme est posé, presque contemplatif. Pourtant, je l’ai lu en deux jours à peine, en étant malade. Cela se lit vraiment très bien. Les chapitres s’enchaînent sans effort et l’écriture reste fluide. Même sans tension spectaculaire, je voulais connaître le fin mot des différentes affaires. En revanche, l’intensité émotionnelle m’a semblé un peu en retrait par rapport au tome 2. Il me manquait ce petit basculement intérieur qui m’avait embarquée plus profondément auparavant.

"Il y a quelque avantage à jouer les bonnes fées : on garde le coeur léger un bon moment après avoir brandi sa baguette magique."

Beaumont, Texas, dans les années 70

Dans les brumes du Texas continue d’explorer Beaumont dans les années 70, notamment le milieu carcéral. L’ambiance quotidienne des Etats Unis reste un vrai point fort. On traverse les diners, les bureaux, les rues poussiéreuses, les institutions… Pour autant, ce Beaumont là ne donne pas envie d’y vivre. La violence, le racisme systémique, la misogynie et le manque de considération des minorités imprègnent le décor. Cependant, cette dangerosité se ressent de manière diffuse. Comme lectrice, je la perçois un peu comme les citoyens semblent la vivre : on sait qu’elle existe, mais elle reste souvent abstraite tant qu’elle ne nous touche pas. Dans les deux premiers tomes, cette tension me paraissait plus concrète, presque plus oppressante. Ici, elle est présente, mais davantage en toile de fond.

Delpha, toujours au centre

Ce qui m’a fait revenir vers Dans les brumes du Texas, c’est avant tout Delpha Wade. J’avais envie de suivre son évolution. Et sur ce point, je n’ai pas été déçue. Le fait qu’elle soit au contact d’anciennes détenues renforce la dimension sociale du roman. Son regard évolue, tout comme sa place dans cet univers professionnel encore très masculin. Même si l’enquête m’a moins passionnée, son parcours continue de m’intéresser. D’ailleurs, plusieurs questions restent ouvertes. Tout laisse penser qu’un tome 4 verra le jour, et je le lirai sans hésiter. Ce troisième volet n’est peut être pas un coup de cœur, mais il s’inscrit avec cohérence dans la série.

La saga Delpha Wade :

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