Mama Chamana dans le port de Douarnenez
Résumé
Née quelque part entre le jour et la nuit. Mama Chamana parle une langue aussi ancienne que la planète qui se confond avec le langage des oiseaux. Ses histoires se terminent toujours dans la langue de la Terre. Mama Chamana a grandi. On en apprend davantage sur sa famille, les objets qui l’entourent et ses pouvoirs extraordinaires.
Une redécouverte sortie d'un carton
J’ai retrouvé Mama Chamana au détour d’un carton de déménagement où il dormait depuis Noël 2023. Juliette, du blog Cœur d’encre 595, me l’avait offert accompagné d’un petit mot enthousiaste. Elle évoquait son coup de cœur pour ce recueil. Forcément, ma curiosité était piquée. Comme souvent avec les petits formats, je me suis promis de ne pas le laisser retourner dans ma PAL trop longtemps maintenant que je l’avais retrouvé.
Dès les premières pages, Mama Chamana propose une expérience de lecture particulière. Nous ne sommes pas face à un récit classique. Mais à un texte poétique qui invite à ralentir et à observer. Cette approche contemplative m’a immédiatement donné envie de prendre mon temps pour découvrir cet univers singulier.
Des illustrations qui accompagnent la poésie
Avant même de parler du texte, impossible de ne pas évoquer le travail d’Anastasia Teleguina. Les illustrations sont magnifiques. J’aurais volontiers accroché plusieurs d’entre elles à mon mur tant elles dégagent une atmosphère douce et envoûtante. Le passage des saisons y est représenté avec beaucoup de délicatesse, tout comme les liens entre le jour, la nuit et les cycles naturels.
Dans Mama Chamana, les dessins jouent également un rôle essentiel dans la compréhension de l’œuvre. Le texte étant écrit en vers, les images offrent des repères précieux et permettent de mieux saisir certaines idées plus abstraites. Mama Chamana apparaît sous différentes formes au fil des pages et accompagne le lecteur dans cette célébration de la Terre, de ses rythmes et de son renouvellement perpétuel.
Une lecture contemplative au rythme des saisons
J’ai choisi de lire Mama Chamana au printemps, saison qui symbolise parfaitement le renouveau mis en avant dans l’ouvrage. Tout au long du recueil, Yana Mori nous invite à renouer avec la nature et à observer les transformations du monde vivant avec davantage d’attention. Les saisons se succèdent, chacune portant sa propre énergie et sa propre beauté.
Pour autant, cette lecture ne m’a pas totalement emportée. J’ai apprécié la poésie, les thématiques et la douceur qui se dégagent de l’ensemble, mais je n’ai pas toujours trouvé de véritable fil conducteur auquel me raccrocher. Je traverse actuellement une période où j’ai davantage besoin de récits structurés que d’œuvres contemplatives. Cela explique sans doute pourquoi je suis restée légèrement en retrait.
Malgré cela, Mama Chamana demeure une parenthèse agréable, portée par une prose délicate et des illustrations remarquables qui rendent hommage à la nature et à ses cycles.
