Le pire des Noël... ou pas, chez Madame Imagine à Epinal !

Résumé

La Ligue de l’Imaginaire vous donne rendez-vous pour un Noël de sueurs froides et de frissons !
Onze auteurs s’engagent et offrent dans ce recueil des histoires riches en sensations fortes et en émotions. Certaines vous feront peur ou douter de la réalité, d’autres vous couperont le souffle ou vous glaceront le sang… Vous êtes prévenus, ce sera le pire des Noëls !

Découvrir la Ligue de l’Imaginaire par le biais de Noël

J’ai découvert ce recueil en même temps que La Ligue de l’Imaginaire. Je l’avais acheté au Festival Sans Nom en octobre, en me disant que ça me changerait des romances de Noël. Après Mon calendrier de l’amour, le contraste tombait plutôt bien. D’habitude, je lis une nouvelle par jour, mais cette fois, j’ai tout enchaîné comme un roman, portée par la curiosité.

Ce qui m’a clairement convaincue, ce sont les noms présents dans le sommaire. Beaucoup d’auteurs étaient déjà dans ma PAL ou sur ma wish-list, sans que je sois passée à l’acte. Ce recueil était donc l’occasion parfaite de découvrir leurs plumes. En revanche, il m’a fallu une éternité pour le lire. Décidément, je lis peu en décembre ces dernières années. Je l’ai donc terminé en janvier, prolongeant encore un peu Noël, mais version frayeur.

"Le silence, avant la peur, c'est déjà de la peur."

Des nouvelles inégales mais souvent marquantes

Certaines nouvelles m’ont happée immédiatement. Le lac d’Olivier Bal, par exemple, m’a embarquée dès les premières lignes avec son décor volcanique enneigé et son chalet isolé. Même si j’avais deviné une partie de l’issue, l’ambiance restait électrique. À l’inverse, Le manuel des instructions spéciales d’Erik Wietzel m’a laissée totalement perplexe, avec une fin abrupte et pas du tout satisfaisante.

D’autres textes dans Le pire des Noëls m’ont davantage marquée par leur malaise. La Rose et l’Épine d’Éric Giacometti m’a franchement mise mal à l’aise, au point de parler de non-consentement, même hors du champ intime. Derrière la porte 29 de Sébastien Drouin, en revanche, m’a beaucoup plu. Elle joue sur la peur de la cave et propose une vraie réflexion sur ce que Noël peut représenter pour certains enfants. Dégoûtant, certes, mais efficace.


Frayeurs, surprises et coup de cœur final

Certaines signatures ont confirmé tout le bien que j’en pensais. Méchant de Noël de Cédric Sire m’a séduite par son retournement de situation, toujours inattendu. Ho ho ho ! de Jean-Luc Bizien m’a surprise par sa chute, au point de me donner envie de découvrir ses romans. Quant à L’envol du colibri d’Alexis Laipsker, très courte, elle allait droit au but, sans aucune concession.

Ma nouvelle préférée dans Le pire des Noëls reste cependant La dodecalogia dell’orrore d’Olivier Norek. Peut-être parce qu’elle est plus longue, mais surtout parce qu’elle est extrêmement prenante. Norek excelle toujours dans l’art de surprendre et de construire une tension durable. Ce recueil confirme à quel point il fait partie des auteurs que j’adore lire. Globalement, Le pire des Noëls : spécial frayeur propose une expérience inégale, mais audacieuse, et réussit son pari : détourner Noël pour mieux en révéler les parts sombres.

La ligue de l'imaginaire

Mes chroniques des romans des auteur de La ligue de l’imaginaire : 

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