In tenebris à Whitechapel, Londres
Résumé
Chaque année, des dizaines de personnes disparaissent à New York dans des circonstances étranges. La plupart d’entre elles ne sont jamais retrouvées. Julia, elle, est découverte vivante, scalpée, et prétend s’être enfuie de l’Enfer. On pourrait croire à un acte isolé s’il n’y avait ces photos, toutes ces photos…
Annabel O’Donnel, jeune détective à Brooklyn, prend l’enquête en main, aidée par Joshua Brolin, jeune spécialiste des tueurs en série. Quel monstre se cache dans les rues enneigées de la ville? Et si Julia avait raison, si c’était le diable lui-même? Ce mystère, ce rituel… Dans une atmosphère apocalyptique, Joshua et Annabel vont bientôt découvrir une porte, un passage… dans les ténèbres.
Replonger dans la Trilogie du mal
J’ai lu L’âme du mal à Halloween, sans être totalement convaincue, mais assez intriguée pour laisser sa chance à la suite. Cette fois en version audio, j’ai profité de Spotify Premium pour tenter l’expérience. L’avantage est évident : abandonner si besoin reste possible, même si la PAL ne baisse absolument pas.
Le hasard a fait les choses avec un certain sens du spectacle… J’ai lancé le prologue de In Tenebris dans le noir complet, en avion, et il s’ouvre sur… un avion qui explose. Difficile de faire plus immersif ! Dès les premières minutes, le roman installe une tension efficace, bien plus directe que dans le premier tome.
"- Le monde ne tourne plus rond, j'ai parfois l'impression que c'est de pire en pire.
- Le monde n'y est pour rien, ce sont les hommes les coupables."
Une écoute plus fluide que le premier tome
Le male gaze, très présent dans L’âme du mal, n’a pas totalement disparu, mais il est ici nettement atténué. Ce qui change beaucoup l’expérience. La narration audio y contribue aussi, la voix de Maturin Voltz est plus naturelle et plus juste lorsqu’il donne la parole aux personnages féminins. L’écoute devient ainsi plus fluide et surtout moins crispante.
Retrouver Joshua m’a surprise, puisque je n’avais volontairement pas relu le résumé. Son évolution est intéressante, tout comme les choix qui l’ont mené à changer de voie sans renier le cœur de son travail. L’enquête avance dans un rythme plus équilibré, avec des chapitres moins étirés que dans le premier tome, ce qui rend l’ensemble plus prenant.
Un thriller d’hiver qui donne envie de poursuivre
L’action se déroule en janvier, dans une ambiance froide et enneigée qui colle parfaitement à une lecture hivernale. Même si l’issue m’a semblé assez évidente, probablement parce que j’ai lu récemment un roman au schéma proche, j’ai quand même apprécié le dénouement. Le récit reste sombre, parfois gore aussi, mais suffisamment maîtrisé pour maintenir l’intérêt jusqu’au bout.
La fin laisse toutefois une question importante sans réponse. J’espère que j’aurai la réponse dans le tome 3, ce qui me donne envie de poursuivre avec Maléfices. D’autant plus qu’il se déroule en juin et trouvera donc sa place dans une PAL estivale. Ayant déjà lu La promesse des ténèbres il y a des années, sans savoir qu’il appartenait à cette saga, je me rapproche enfin d’une clôture complète de la Trilogie du mal.
Du même auteur :
Mes autres avis sur les romans de Maxime Chattam :
- Carnages – à transférer de l’ancien blog
- Le sang du temps – dans ma PAL
- Que ta volonté soit faite – à transférer de l’ancien blog
- Autre monde
- Tome 1 : L’alliance des trois – à transférer de l’ancien blog
- Tome 2 : Malronce – dans ma PAL
- La trilogie du mal
- Tome 0 : La promesse des ténèbres – à transférer de l’ancien blog
- Tome 1 : L’âme du mal
- Tome 2 : In Tenebris
- Tome 3 : Maléfices – dans ma PAL audio
- Diptyque du temps, tomes 1 et 2 – lus avant l’époque des blogs et gros coups de coeur
