Clôturer d'ancien schémas avec une vue sur Tower Bridge

Remettre le facteur sur le vélo

En 2025, j’ai appris une expression sur YouTube : remettre le facteur sur le vélo. C’était dit comme « laisser l’église au milieu du village”, mais avec l’idée qu’on l’avait déplacée et qu’il fallait la remettre à sa place. Donc, retrouver une balance juste. Et c’est exactement ce qui m’est arrivé en 2025, même si je ne l’ai pas compris tout de suite.

J’ai été épuisée, vraiment. Déjà, il y a eu l’achat de la maison, puis l’emménagement, puis l’aménagement, avec les travaux. Ensuite, il y a eu l’intrusion des artisans dans la vie quotidienne, les horaires, les passages, le bruit. Et il y a eu ce dégât des eaux usées, la cour éventrée, l’odeur persistante, et cette sensation qu’on ne respire plus vraiment chez soi. D’où l’importance du titre de cet article : Clôturer d’anciens schémas.

Quand tout s’accumule, même les bonnes choses

En 2025, le rythme a aussi changé à cause du changement de poste de Monsieur Kiwi. De mon côté, j’ai jonglé avec deux activités, une salariée et une en auto-entreprise. Pourtant, j’aimais mes projets. Pourtant, j’avais des envies. Mais à force d’additionner, même les choses positives deviennent lourdes.

Et puis, il y a eu le reste. Une sale grippe pour commencer l’année. Un kyste qui m’a plombé le deuxième trimestre. Ensuite, des rendez-vous médicaux à n’en plus finir pour ma jambe au second semestre. Enfin, j’ai terminé l’année avec six semaines d’arrêt maladie, à cause des complications de l’opération liée à cette histoire. Là aussi, j’ai dû remettre le facteur sur le vélo, parce que je n’avais plus le choix. Mais le besoin de clôturer d’anciens schémas était là, assumé, puisque cette opération était nécessaire depuis 13 ans. Je ne le savais juste pas, merci l’errance médicale.

Clôturer d'anciens schémas, même quand ça secoue

Clôturer d’anciens schémas, ça ne veut pas dire devenir une autre personne du jour au lendemain. Pour moi, en 2025, ça a plutôt ressemblé à un grand flou. J’ai changé. Je me suis perdue pour mieux me trouver. Et oui, j’ai clôturé une thérapie, après quatre ans d’accompagnement. Je suis profondément reconnaissante pour ce cadre, parce qu’il m’a permis de me reconnecter à moi, sans honte ni culpabilité.

En revanche, je crois que je me suis aussi perdue en chemin. Je n’étais pas authentique, envers moi-même ni envers les autres, parce que je ne savais plus qui j’étais. Et tout ça, forcément, a eu un coût. Ça s’est parfois fait aux dépens de mes proches. Tout était intense, fort, lumineux, et en même temps épuisant. J’ai jonglé sur trop de fronts, en m’oubliant, et en voulant être parfaite aux yeux de tout le monde.

Apprendre à vivre au présent, sans rester bloquée dans le passé

Avec la thérapie, j’ai beaucoup travaillé le passé. Cependant, à force de regarder en arrière, j’ai eu du mal à observer mon présent. Et surtout, je ne me suis pas vraiment penchée sur le futur. Pourtant, la balance que je suis, team fin septembre, a envie de profiter des jours tout en se réjouissant des lendemains. Aujourd’hui, c’est ce que je veux garder. À présent, je veux profiter, parce que j’ai enfin le cadre qui le permet. Après 33 ans, j’ai envie de dire : enfin. Je sais que je vais tâtonner, mais je me sens plus stable.

Ne plus laisser la fatigue décider à ma place

Il y a une chose que je ne veux plus reproduire. Je ne veux plus que ma fatigue devienne une prise de position jugeante. Je ne veux plus que ça déborde sur mes relations. Parce que j’aime passer du temps avec mes proches, et pourtant, certaines périodes de fatigue intense ont terni mon ressenti. Ensuite, ce ressenti s’est teinté de jugement. Et ça, je ne veux plus le réitérer. À la place, je veux être honnête, simplement. Dire que je ne suis pas disponible physiquement et émotionnellement pour planifier telle chose, sans que ça devienne un drame. Et sans que ça se transforme en colère intérieure. C’est ma responsabilité, et je le sais. Là aussi, pour quitter le toxique, il faut clôturer d’anciens schémas (vous sentez le mantra répété ?).

Voyages, Sept Sœurs et envie d’horizons

Je me réjouis déjà de repartir sur les traces des Sept Sœurs. Tout juste revenue de Londres, j’ai hâte de partir à Oslo. Ensuite, on ira aussi à Leipzig. Et après Noël, on n’est pas encore sûrs, mais on ira quelque part. Cette idée me fait du bien, parce qu’elle ouvre un horizon, même si je ne sais pas encore exactement lequel. En dehors de ce projet, il y aura aussi les voyages “hors saga”. On retournera en Bretagne, chez ma chère Sardine en boîtes. On ira en Normandie chez mon frère. Et je passerai aussi voir mon amie à Munich. Parce qu’il n’y a pas que les Sept Sœurs dans la vie, même si elles m’ont portée au point de me faire tatouer les Pléiades sur l’avant-bras.

Taylor Swift, pop culture et ce qui m’accompagne

Cette année, il y a eu aussi une autre constante. Une citation de Taylor Swift, tatouée elle aussi, et une deuxième partie d’année rythmée par beaucoup de merch, un nouvel album, et la docu-série sur Disney+. Je le dis comme ça, très simplement, parce que ça a été un vrai fil conducteur. Et puis, côté pop culture, j’ai eu ce besoin de choses qui font du bien. Des séries, des films, et beaucoup de musiques.

Blog, réseaux sociaux et plaisir de créer

Côté blog et réseaux sociaux, je me réjouis déjà des saisons Halloween, automne et Noël. J’ai pris un plaisir fou à les construire cette année. Préparer ces feeds sur Instagram, c’était un plaisir dingue, et j’ai retrouvé un vrai goût de création à ce moment-là. Donc oui, j’ai envie de recommencer, même si je veux le faire autrement. Sur TikTok, je me laisse davantage porter. Il y a plus de spontanéité, et ça me plaît. Parce que justement, ça enlève une pression. Et parfois, en 2025, j’avais besoin de ça.

2026 sera différent, alors je change aussi mon cadre

Je dois l’admettre, je n’ai pas envie de faire des statistiques dans ce bilan. Je l’ai fait l’an passé. Cependant, comparer une année de clôture à une année que je veux placer sous le signe du renouveau ne fait pas sens pour moi. Donc je fais comme je peux. Et surtout, j’ai envie de réinventer. Je quitte mes sept saisons. Oui, oui, vous avez bien lu. Je vais réduire à quatre, les saisons météorologiques. Les saisons font partie de moi, elles font partie de la balance de la vie en Alsace, et écrire cet article avec une vue sur la neige depuis mon salon, le poêle en fond, c’est super agréable. En revanche, je ne me reconnais plus dans la Saint-Valentin. Et je n’ai plus envie de me figer dans un programme d’un mois pour l’automne, ni de devoir choisir entre l’automne et Halloween.

Coups de cœur 2025, sans prise de tête

Comme toujours, je poste mon Top 31 sur Instagram. Pourtant, j’ai encore envie de garder ici un petit Top 3 par catégorie. C’est un format simple, et ça me plaît, même sans statistiques détaillées. Côté lectures, mon numéro un est Le jour où Rose a disparu de Julien Sandrel. Ensuite, j’ai adoré le tome 2 du Secret des Agapanthes de Clarisse Sabard. Enfin, le tome 3 des Mémoires de la forêt de Mickaël Arnaud-Brun, illustré par Sanoë, complète le podium.

Vos lectures préférées sur le blog, et ma niche assumée

Vos chroniques préférées ne sont pas exactement les mêmes. Comme en 2024, La sœur de l’ombre domine la liste, ce qui me surprend toujours. Ensuite, mon article à Paris arrive en deuxième position, et ça confirme quelque chose. Vous adorez partir sur les traces des Sept Sœurs, et j’ai clairement trouvé ma niche. Donc merci, vraiment. Puis vient La sœur du soleil. Et là encore, je me dis que tout ça a du sens. Même quand je doute, même quand je ralentis, ce projet continue de créer du lien.

Dans mes écouteurs, sur grand écran et côté jeux

Dans mes écouteurs, Sabrina Carpenter a détrôné Taylor Swift avec Exhale. Ensuite, il y a eu Steal My Thunder de Conner Smith et Tucker Wetmore, de l’album Twisters, qui a tourné en boucle tout l’été. Et évidemment, Taylor Swift clôture ce classement avec Cancelled!, parce qu’il fallait bien qu’elle soit là.

Côté écran, j’ai terminé Stranger Things, et mon cœur saigne encore de quitter Hawkins. C’est clairement mon numéro un. J’ai aussi adoré Yoroï, le seul film que j’ai vu deux fois au cinéma en 2025. Enfin, il a fallu dire au revoir à la Eras Tour avec la docu-série, et ça a eu son petit effet.

Et puis, j’ai aussi beaucoup joué. Sur PC, Blue Prince a été une belle claque. Assassin’s Creed Shadows arrive deuxième en temps de jeu, mais pas forcément en coup de cœur. Si je devais faire un Top 3, je dirais Tiny Bookshop, Blue Prince et R.E.P.O..

Mes envies pour 2026, sans promesses impossibles

Est-ce que j’ai des objectifs littéraires ? Oui, mais je veux qu’ils restent doux. Déjà, je veux avancer sur mon projet RDA, parce qu’il me tient à cœur. Et comme souvent, je commence l’année en retard sur tout ce que j’ai envie de faire, une passion à part. Pourtant, je sais que je peux y arriver si je garde un cadre réaliste.

J’aimerais aussi réussir à lire ce que j’achète ou reçois dans la même année. Donc, terminer 2026 avec maximum trois romans qui débordent sur 2027, hors mois de décembre à cause de Noël. Je ne sais pas si j’en suis capable, mais qui sait ?

Je veux aussi terminer Omniscient Reader’s Viewpoint. Il ne me reste plus tant de chapitres, donc c’est faisable. Et enfin, j’aimerais reparler davantage de lectures jeunesse et de BD. J’ai l’impression que ça a un peu glissé cette année, alors que j’y tiens.

Clôturer d'anciens schémas, puis avancer

Bilan long, profond, peut-être un peu trop, mais j’avais besoin de le poser ici. Je suis heureuse de clôturer cette année, en parallèle de clôture d’anciens schémas et je suis surtout heureuse d’en entamer une nouvelle, plus alignée avec moi-même. Il est temps de laisser derrière moi certaines choses, et d’évoluer. Ma pire hantise serait qu’on me dise que je suis la même qu’il y a dix ans. Pour moi, être figée, c’est inenvisageable.

Je retourne donc à mon puzzle, une tasse de thé fumant à la main. D’ailleurs, les puzzles et le thé noir tourbé sont devenus un nouveau hobby par ici. Et je vous dis à tout bientôt, pour donner une impulsion positive à cette nouvelle année, avec de nouvelles chroniques, de nouvelles aventures, et aussi quelques restes de 2025 que j’embarque encore. Parce que tout n’est pas à jeter, loin de là.

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