Le titre original de Satan's Slaves 2 : Communion est Pengabdi Setan 2 : Communion

Résumé

Lorsque la violente tempête s’abat, ce n’est pas la tempête qu’une famille doit craindre, mais les personnes et les entités non humaines qui sont là pour les aider.

Communion, une découverte terrifiante du cinéma indonésien

Quelle découverte ! Avec Alex, on a eu envie de s’aventurer dans le cinéma d’horreur indonésien, dont on ne connaissait pratiquement rien. Et grâce à notre abonnement Shadowz, on a eu la joie de découvrir Joko Anwar avec Communion, le deuxième volet de Satan’s Slaves. On a été captivés tous les deux, littéralement scotchés à l’écran. Pour ma part, j’ai vraiment eu peur pendant une grande partie du film, carrément !

Dès les premières minutes, j’ai été frappée par le décor. L’histoire se déroule en 1985, dans un immense immeuble collectif à l’architecture hyper austère. Avec ses longs couloirs et ses espaces sombres, il m’a immédiatement fait penser à une prison. Pourtant, au fil du récit, ce bâtiment devient un véritable microcosme que j’ai adoré découvrir. L’une des plus grandes réussites de Communion réside justement dans sa narration chorale. Les histoires et les interactions des différents habitants donnent énormément de dynamisme au récit. Le film prend le temps de construire un environnement crédible, dans lequel les personnages ont une existence indépendamment de la malédiction qui pèse sur les lieux.

J’ai tout particulièrement aimé les adolescents. Ils se chamaillent, plaisantent, s’entraident et se comportent comme de véritables jeunes de leur âge. Cette attention portée aux personnages rend évidemment l’horreur encore plus efficace, étant donné que je n’avais vraiment pas envie qu’il leur arrive quoi que ce soit !

Extrait du film Satan's Slave 2 Communion

Une réalisation visuelle qui entretient constamment la peur

Visuellement, j’ai trouvé Communion absolument remarquable. Les cadrages sont magnifiques et Joko Anwar exploite son décor avec une efficacité redoutable. Les perspectives, les couloirs interminables, les jeux d’ombre et les variations de lumière créent une atmosphère ultra oppressante.

Certaines séquences m’ont véritablement terrorisée, notamment grâce à une utilisation très intelligente de la lumière. Le réalisateur nous pousse constamment à scruter les moindres recoins de l’image. Même lorsqu’il ne se passe rien, la tension reste étouffante. Je me suis d’ailleurs surprise à redouter ce qui pouvait surgir de l’obscurité, y compris pendant les moments les plus calmes.

Ce qui m’a particulièrement impressionnée, c’est la durée pendant laquelle Joko Anwar parvient à maintenir cette angoisse. Je suis habituée aux films d’horreur et il m’arrive souvent d’en reconnaître les mécanismes. Pourtant, ici, j’avais beaucoup plus de mal à anticiper ce qui allait se produire. Alex a d’ailleurs partagé mon enthousiasme. Cette approche lui semblait rafraîchissante par rapport aux productions américaines qu’on regarde habituellement. Et je dois dire que cette découverte m’a donné encore davantage envie d’explorer le cinéma d’horreur indonésien !

Quelques réserves malgré une expérience horrifique mémorable dans Communion

Tout n’est cependant pas parfait. J’ai trouvé une séquence de la dernière partie inutilement longue, avec des effets stroboscopiques qui finissent par nuire à la lisibilité de l’action. Alors que les jeux de lumière avaient été l’une des grandes forces du film jusque-là, ils m’ont cette fois empêchée de comprendre pleinement le déroulement de la scène.

De son côté, Alex a également regretté que certaines questions restent sans réponse, même si ça m’a personnellement moins dérangée. Après tout, Communion est le deuxième volet d’une saga dont on n’avait pas encore découvert le premier film. Et puisqu’une suite est annoncée, je suis moins exigeante concernant les mystères qui restent à éclaircir.

Ces quelques réserves n’enlèvent toutefois presque rien à mon enthousiasme. J’ai adoré l’ambiance, les personnages, la construction du récit et surtout cette capacité à me maintenir dans un état de peur presque permanent. Là où The Maid, qu’on a également découvert pendant notre marathon Halloween, finit par prendre une direction beaucoup plus ludique, Communion a prolongé mon angoisse bien davantage. C’est précisément ce que j’attends d’un film paranormal : une atmosphère oppressante, des personnages auxquels je m’attache et une véritable maîtrise de la tension.

Bref, c’était une excellente découverte, terrifiante et visuellement remarquable, qui m’a donné une envie folle de découvrir le reste de la saga !

Extrait du film Satan's Slave 2 Communion de Joko Anwar

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