On s'est aimé comme on se quitte Charlie Wat

Résumé

Et si l’amour était au bout du chemin ? Denis, 45 ans, est un homme triste. Englué dans ses problèmes de travail, ne sachant plus communiquer ni avec son fils ni avec son père, il voit son existence lui glisser entre les doigts. Mais quand il apprend par inadvertance que son ex femme doit en épouser un autre dans trois jours à l’autre bout de la France, il refuse de laisser passer sa chance et s’embarque pour un improbable voyage. Un périple au bout duquel il pourrait bien trouver autre chose que ce qu’il cherchait. On s’est aimés comme on se quitte, c’est l’histoire d’un homme ordinaire, bien décidé à tenter l’extraordinaire pour reconquérir l’amour de sa vie. 

Ma note

4/5

Un besoin de légèreté

J’avoue tout : j’ai un vrai faible pour les romans feel-good qui mettent en scène des road-trips. C’est vraiment mon petit plaisir personnel que je m’autorise de temps en temps. Je sais que ça ne va pas être ultra-philosophique et en même temps, je sais que ce sera profondément humain. Et j’ai eu exactement ce que je souhaitais dans On s’est aimé comme on se quitte. L’écriture est légère. Elle a un air d’été (bien qu’on soit au printemps). Elle nous entraîne et nous lâche au soleil, avec une sensation de chaleur agréable dans le cœur.

"« Il avait su que Sandrine était la femme de sa vie dès le premier regard. Une évidence. Malgré la séparation et le divorce, il n’avait jamais cessé de l’aimer. Il espérait secrètement qu’un jour, elle reviendrait à la maison, dans cet intérieur qu’il avait laissé tel qu’ils l’avaient aménagé ensemble, ce deux pièces petit, mais fonctionnel, le nid qui avait vu éclore Ludo et dans lequel l’odeur de Sandrine semblait encore flotter, comme la promesse d’un retour au bercail. »"

Des personnages humains

Voici un roman écrit par une femme qui met en scène des hommes. Trois générations d’emmerdes. Le papy qui n’a jamais pris son rôle de père à bras-le-corps. Le papa qui essaye de joindre les deux bouts correctement. Et l’adolescent qui fait la tronche. On est bien, là ! Mais ces trois personnages vont entreprendre un périple drôle et doux à travers la France, en pleine période de grève, pour récupérer l’ex-femme de Denis. Et au fil des pages, on les découvre, tous. Avec leurs failles et leurs espoirs, leur douceur mais aussi leurs défauts. On a envie de les secouer un coup de temps en temps, mais j’aime ce côté très humains dans mes lectures Charleston.

Une belle fiction

Après, on reste dans un feel-good, et souvent, on manque de réalisme. Personnellement, ce n’est pas du tout ce que je recherche dans ces lectures là. Donc ça ne me dérange absolument pas lorsqu’il en manque et que les situations sont cocasses. Mais je comprends qu’on puisse se dire que vraiment, ça n’arriverait jamais dans la vraie vie. Donc l’émotion n’est pas forcément au rendez-vous, mais le sourire, lui, il était là ! Et entre nos trois personnages principaux, et les personnages secondaires, on a la banane mais en même temps, ils ont attendrissant. Et je dois dire que j’ai beaucoup aimé la fin !

Avec une fin un peu surprenante, et des situations cocasses et drôles, On s’est aimé comme on se quitte a su me charmer de bout en bout. Je l’ai lu très rapidement parce que j’étais vraiment prise dans l’histoire et qu’il m’a permis de me balader en France avec nos trois gaillards. J’ai vraiment beaucoup apprécié !

Cette chronique a initialement été publiée sur mon ancien blog, dans le cadre d’un partenariat non-rémunéré.

3 commentaires

  1. J’aime beaucoup aussi les road-trip même si j’en lis peu mais j’aime encore plus quand plusieurs générations se côtoient et que l’histoire dégage quelque chose de très humains comme ça semble être le cas ici 🙂

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