In my Pistachio Era chez Fleurs de saison à Douarnenez
Résumé
Des pistaches, un voisin grognon et une rivalité aussi délicieuse qu’explosive…
Juliette pensait repartir de zéro. Quitter Paris, son mec et sa vie bien rangée pour s’installer en Toscane. Son rêve ? Produire des pistaches, faire du yoga au lever du soleil, écouter Taylor Swift en boucle. Et s’inventer une existence douce et gourmande – à l’image de son tiramisu à la pistache préféré.
Jusqu’à ce qu’Orso entre en scène. Producteur d’huile d’olive au charme brut et au caractère bien trempé. Il voit d’un très mauvais œil l’arrivée de cette Française qui ose bousculer les traditions. Entre eux, les piques fusent et les regards s’accrochent. Le courant ne passe pas, il crépite.
Quand un prestigieux concours les oppose, la guerre est déclarée. Olives contre pistaches, tradition contre modernité, fierté contre désir. Et si l’amour, comme les meilleures recettes, naissait parfois des associations les plus inattendues ?
Begin Again
Lorsque In my pistachio Era a été annoncé, il a immédiatement rejoint ma liste des romans à surveiller. Entre les pages parfumées à la pistache et ce titre qui évoque sans détour Taylor Swift, il cochait déjà beaucoup de cases. Dès sa sortie, il a donc rejoint ma pile à lire avec une mission bien précise : attendre l’été. J’aimais déjà la couverture, l’odeur et la playlist avant même d’avoir tourné la première page. Heureusement, le contenu a suivi. Dès le deuxième chapitre, j’étais conquise grâce à l’humour de Gianni, qui m’a fait rire à plusieurs reprises. C’est exactement le genre de personnage qui apporte de la vie à un roman et qui donne envie de poursuivre sa lecture, même lorsqu’on pensait simplement picorer quelques pages avant d’aller dormir.
J’ai également apprécié la façon dont Emily Collins évite certains clichés. Orso ne correspond absolument pas à l’image caricaturale de l’Italien séducteur que l’on retrouve parfois dans les romances. Gianni non plus d’ailleurs. L’un est plutôt grumpy, l’autre davantage sunshine, mais aucun des deux ne tombe dans ce stéréotype du coureur de jupons que je trouve particulièrement réducteur. En revanche, la mamma qui cuisine pour toute la famille et rêve de petits-enfants est bien présente, et j’avoue que ce cliché-là m’a beaucoup plus amusée.
"Peut-être qu'on peut tomber amoureuse d'un endroit, d'une lumière, d'un parfum ou d'un goût. Parce que je comprends soudain que ce n'est pas seulement le dessert que j'aime. C'est ce moment précis, ce village, cette chaleur, cette paix. Ma première vollutà."
Blank Space
La pop culture est partout dans ce roman et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles je m’y suis sentie aussi bien. Entre le tracteur baptisé Pedro Pascal, les arroseurs nommés Lady Gaga, les arbres qui possèdent tous leur petit nom et les références à Taylor Swift disséminées au fil des pages, Emily Collins a créé un univers dans lequel je me suis immédiatement sentie à l’aise.
L’ambiance italienne participe également énormément au charme du récit. On sent presque l’odeur de la pistache, du tiramisu et de l’huile d’olive de qualité. J’avais l’impression de sentir le soleil sur ma peau, le vent dans les lavandes et la chaleur de la terre sous mes pieds. Tout cela crée un décor particulièrement immersif qui accompagne parfaitement la romance naissante entre Juliette et Orso. Bien sûr, on devine rapidement la direction que va prendre leur relation. Pourtant, comme souvent en romance, l’intérêt ne réside pas uniquement dans la destination mais dans le chemin parcouru pour y arriver.
Wi$h Li$t
Au-delà de la romance, plusieurs mystères m’ont donné envie de poursuivre ma lecture. Que s’est-il réellement passé pour Gianni ? Que cache Orso depuis plusieurs années ? Ces questions ont entretenu ma curiosité jusqu’au bout. C’est d’ailleurs assez drôle parce qu’après avoir lu les premiers chapitres avec enthousiasme, j’ai ensuite laissé le roman de côté pendant une semaine entière. Cette habitude commence malheureusement à devenir récurrente chez moi. Pourtant, une fois replongée dans l’histoire, j’ai dévoré tout le reste en moins de douze heures.
Je me suis surprise à commenter à voix haute certains choix de Vespa, à rire devant plusieurs scènes et à m’attacher sincèrement aux personnages. Cette bonne humeur ne m’a jamais quittée au fil des pages. Lorsque je suis arrivée à la fin, j’avais les yeux un peu brillants. C’était probablement dû à l’émotion… ou peut-être au fait que j’avais terminé mon paquet de pistaches en même temps que le roman. Le titre laisse entendre que ce livre pourrait être le premier volet d’une série et j’espère sincèrement que ce sera le cas. Contrairement à une saga comme Dream Harbor, où chaque tome suit un habitant différent de la même ville, j’ai l’impression que nous pourrions ici découvrir les histoires des autres entrepreneuses qui gravitent autour de Juliette. Je n’ai trouvé aucune confirmation au moment d’écrire cette chronique, mais j’avoue que l’idée me plaît énormément.
