Sur les traces de Henrik Ibsen au Grand Café d'Oslo
Henrik Ibsen : un théâtre, une légende
[CET ARTICLE CONTIENT DE NOMBREUX SPOILERS SUR LES SEPT SOEURS !]
Il peut sembler surprenant de suivre les traces d’Henrik Ibsen dans le cadre des Sept Sœurs. Pourtant, Ally arrive à Oslo en quête de ses origines, à travers l’histoire d’Anna Landvik. Son premier arrêt se fait devant un bâtiment en pierre grise, qui était intégré au musée d’art contemporain. En effet, elle cherche le théâtre de Christiania, fermé en 1899 après le transfert des représentations au théâtre national. Juste en face de ce nouvel édifice, une statue d’Ibsen veille sur les lieux, rappelant l’importance de ce dramaturge pour la ville.
L’ancien théâtre était bien plus qu’un simple lieu de spectacle pour Ibsen : c’était sa fierté, son fief. De l’autre côté de la rue, le Engebret Café abrite encore l’esprit de l’époque. Au premier étage, Ibsen avait sa table attitrée, d’où il observait les spectateurs affluer vers ses pièces. C’est au théâtre qu’Anna a interprété Peer Gynt, et Jens, son amour de jeunesse, venait se désaltérer au café ensuite. Aujourd’hui, ce café propose une cuisine traditionnelle norvégienne dans un cadre raffiné, mais l’ambiance d’antan a disparu même si le cadre reste le même.

Le Grand Café : un héritage préservé
Pour mieux comprendre l’univers d’Ibsen, Ally se rend au musée Ibsen. Naturellement, j’ai reproduit ce parcours, partant du Grand Hotel. Pas besoin de carte : il suffit de suivre les citations gravées au sol, les Ibsensitat, qui jalonnent le trajet quotidien de l’écrivain. À la fin de sa vie, Ibsen se rendait chaque jour au Grand Café, situé au rez-de-chaussée de l’hôtel, pour y boire son café. Une fresque murale, toujours visible, l’y représente. En tant que cliente de l’hôtel, j’ai demandé à être placée sous cette fresque pour le petit-déjeuner. Par chance, j’ai même pu m’asseoir à la table exacte où il s’installait. Il faut savoir que le petit-déjeuner se prend dans ce café historique.

Un dernier hommage à Ibsen
En suivant les Ibsensitat, nous arrivons devant son dernier appartement. L’opulence des lieux témoigne de sa célébrité et de sa fortune. Depuis sa fenêtre, il jouissait d’une vue directe sur le palais royal. Tant estimé, il avait même reçu une clé pour accéder au jardin privé de la reine. C’est aussi ici qu’il a rendu son dernier souffle, à quelques pas du théâtre national, symbole de son œuvre. Un hommage bien mérité pour celui qui a marqué l’histoire culturelle norvégienne.

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Le prochain voyage de 2026 nous mènera à Amsterdam en mai, sur les traces d’Atlas, pour une escale courte mais intense. Puis, en septembre, nous repartirons sur les pas d’Anna et d’Atlas, direction Leipzig ! En attendant, j’ai quelques articles en retard d’autres années, nous continuerons donc nos voyages régulièrement.
Mes pérégrinations de cette année 2026 :
- Février :
- Oslo sur les traces d’Ally, Electra et Atlas
- Christiania sur les traces d’Anna
- Sur les traces d’Henrik Ibsen
- Mai : Amsterdam sur les traces d’Atlas
- Septembre : Leipzig sur les traces d’Ally et d’Atlas
