L'esprit de la forêt

Résumé

L’hiver et son manteau se sont posés sur la forêt. Les jours sont froids et les nuits sont longues, mais, comme chaque année à l’approche de la fête de Yule, les habitants de Bellécorce se réjouissent : les boutiques regorgent de jolies choses, les gourmandises se préparent, et beaucoup prennent la direction du Grand Nord. C’est tout là-haut, dans les dangereuses vallées de Sombrehiver, que Pimprenelle et Séraphin Renard sont allés chercher un cadeau pour Bartholomé, leur fils à la santé fragile. Mais ils ne reviennent pas le jour prévu… Pour les retrouver, Bartholomé embarque avec son oncle Archibald sur l’Étoile de Bellécorce, un légendaire train à vapeur. Alors qu’à bord les évènements étranges se succèdent, il fait la connaissance d’un mystérieux passager clandestin, qui pourrait bien détenir des informations cruciales pour leur enquête…

Un calendrier de l’avent qui déraille

On m’avait dit que je pouvais lire L’esprit de l’hiver comme un calendrier de l’avent, alors je me suis lancée. Oui, encore un. J’en avais donc quatre en parallèle, comme si ce n’était pas déjà assez. Au début, j’ai trouvé l’expérience vraiment chouette. Pourtant, autour du 16 décembre, j’ai craqué et j’ai tout lu d’une traite. J’étais trop investie, mais surtout, quatre calendriers, c’était clairement trop pour moi. J’ai donc naturellement repris celui qui me touchait le plus.

Très vite, j’ai été curieuse du destin des parents de Bartholomé. Et lorsque j’ai compris qu’il serait le protagoniste principal de ce tome, mon cœur a littéralement fondu. J’aime énormément ce personnage, d’autant plus qu’il est confronté ici au harcèlement. Retrouver tous les animaux qu’on aime tant a été un vrai plaisir, surtout après le coup de cœur immense que j’avais eu pour le tome 2. Ce troisième tome n’a fait que confirmer ce sentiment.

"Le courage ne se mesure pas à la capacité à retenir les larmes, mais plutôt à les laisser couler."

Un voyage hivernal

Je suis restée impressionnée par l’imagination de Mickaël Brun-Arnaud autour du monde animalier. La gare installée à l’intérieur d’un séquoia m’a semblé absolument incroyable. À vrai dire, j’avais presque envie de la découvrir en vrai tant l’image était impressionnante. Cet univers continue de s’enrichir sans jamais se répéter. Lorsque Archibald et Bartholomé montent à bord du train pour le Grand Nord, j’ai immédiatement pensé au Polar Express. À partir de là, les intrigues se sont épaissies et je me suis retrouvée complètement happée par le récit. Une nouvelle amitié se dessine aussi dans ce tome, et j’avais très envie de voir comment elle allait évoluer par la suite.

Une lecture bouleversante

Ce tome est profondément émouvant. L’histoire de Théodore Ours m’a beaucoup touchée, même si elle n’a rien de joyeux. Elle serre le cœur et mérite clairement un trigger warning autour du deuil. Théodore m’a d’ailleurs fait penser à Peter Pan. J’ai refermé le livre en larmes, très émue. L’esprit de l’hiver m’a autant touchée que le tome 2, ce qui m’a permis de comprendre pleinement pourquoi cette saga est autant plébiscitée. J’ai aussi aimé le fait qu’il y ait une injustice à réparer, même si cette mission se résout assez vite. Enfin, continuer à explorer la forêt des deux renards reste un vrai plaisir visuel. Les mots et les illustrations de Sanoe fonctionnent toujours aussi bien ensemble. Maintenant, j’espère simplement que le tome 4 m’attend quelque part sous le sapin.

La saga Les mémoires de la forêt

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