Londres sur les traces de Star, ici à Portman Square

De Battersea a Chelsea, une continuité emouvante

[CET ARTICLE CONTIENT DE NOMBREUX SPOILERS SUR LES SEPT SOEURS !]

Londres sur les traces de Star prolonge naturellement le parcours d’Ally. Les funérailles de Théo à la Holy Trinity Church sur Sloane Street restent un point d’ancrage fort. Les sœurs rejoignent l’église depuis Battersea Bridge, car elles vivent à Battersea, non loin de la Battersea Power Station.

Aujourd’hui, la centrale est devenue un immense centre commercial. En 2007, elle était encore un spot industriel brut. On peut facilement imaginer Star et CeCe longeant la Tamise par la promenade, entre les deux ponts, dans un immeuble construit au début des années 2000. Leur adresse exacte n’existe pas, évidemment. Il faut parfois accepter que je sois la paparazzi de sœurs fictives.

« Trois heures plus tard, nous gagnâmes Battersea. Après avoir signé les papiers nécessaires au bureau de vente du rez-de-chaussée, CeCe prit possession des clés de notre nouveau logement. Elle ouvrit la porte, puis fit le tour du vaste séjour. »

Oxford Street et les preparatifs de Bergen

Star et CeCe font aussi du shopping ensemble sur Oxford Street. Juste après Boxing Day, l’expérience était sportive ! Star s’achète une robe pour assister au concert d’Ally à Bergen, et de mon côté, j’ai craqué pour une robe pour le Nouvel An. Sur leurs traces des sept soeurs, jusque dans les cabines d’essayage. Londres sur les traces de Star, c’est aussi cette dimension légère. Un Londres vivant, bruyant, saturé de trafic. La ville ne se limite pas à la quête identitaire. Elle accompagne aussi les moments de complicité entre sœurs.

« Je retirai le trombone qui liait la carte de visite à la lettre et lus l’inscription.   Librairie Arthur-Morston 190 Kensington Church Street Londres W8 4DS »

Kensington, Orlando et la piste des antiquaires

La quête de Star commence vraiment lorsqu’elle suit les indices laissés par la carte de visite transmise par Pa. Elle passe devant le Royal Albert Hall, traverse Knightsbridge symbolisé par Harrods, puis rejoint le 190 Kensington Church Street. Aujourd’hui, le numéro correspond à un bureau de poste. Mais la rue reste bien connue pour ses antiquaires. On imagine sans difficulté la boutique d’Orlando. De là, elle rejoint Charing Cross pour prendre un train vers Ashford, dans le Kent. Cette étape ouvre d’autres pérégrinations, mais Londres sur les traces de Star s’attarde surtout sur les racines londoniennes de sa mère biologique.

« Je fus soulagée quand, deux jours plus tard, Ally tint parole et m’appela. Nous décidâmes qu’elle viendrait déjeuner le lendemain pour voir notre appartement, même si CeCe serait absente, occupée à prendre des photos de la centrale électrique de Battersea pour l’un de ses projets. »

Hackney, Sothebys et les pas de Flora

C’est grâce à Orlando et à Mouse que Star reconstitue l’histoire de Flora. Mouse fait authentifier la panthère chez Sotheby’s, ce qui nous permet de retracer le parcours de la jeune femme. Ainsi, Star découvre que sa mère vivait à Hackney, quartier très pauvre à l’époque. Elle est née à l’hôpital des mères de l’Armée du Salut. Il n’en reste aujourd’hui que l’arche de l’entrée principale. Le contraste avec le Londres actuel est frappant.

Flora, encouragée par Beatrix Potter, découvre le Musée d’histoires naturelles sur Marylebone Road. Portman Square, St James Park, South Audley Street, Marlborough House et Buckingham Palace ont sans doute peu changé si l’on oublie les voitures et le trafic incessant. A Berkeley Square, où se trouve la maison Vaughan, le contraste est saisissant, par contre. Les moteurs rugissent dans ce quartier devenu vitrine de luxe. Pourtant, c’est a Albemarle Square que l’histoire de Flora se referme en douceur, puisqu’elle y renoue avec sa mère.

Enfin, Londres sur les traces de Star s’achève symboliquement au Chelsea Town Hall, où Teddy épouse Dixie sans reconnaître l’enfant illégitime qu’il a eu avec la Landgirl. Une histoire silencieuse, mais dont la descendance deviendra notre sœur de l’ombre.

Sur les traces des sept sœurs en 2025

Avec Star, Londres se transforme en carte d’indices et de souvenirs. Mais la ville ne se laisse jamais réduire à une seule quête. CeCe l’arpente différemment, avec un œil d’artiste. La suite nous mènera sur ses propres traces.

Mes pérégrinations de cette année 2025 :

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