La ferme, première lecture du prix du Festival Sans Nom
Résumé
Un soir de Noël, deux femmes enceintes arrivent aux urgences, agonisantes. Une seule survit, un seul enfant aussi.
Vingt ans plus tard, Axelle, une jeune femme aux capacités hors norme, voit sa vie basculer lorsqu’elle est accusée du meurtre de ses parents. Alors qu’elle tente de fuir, elle ignore que des regards invisibles sont posés sur elle.
À l’autre bout du monde, des écrans s’allument. Des données convergent. Les catastrophes climatiques s’accélèrent. Quelque chose se met en mouvement – précis, silencieux, implacable.
Des grandes métropoles aux zones les plus opaques du pouvoir mondial, toutes les pistes mènent à la Ferme. Un lieu tenu secret, qui n’aurait jamais dû exister. Un lieu où l’humanité teste ses propres limites face à l’effondrement du monde…
Une première lecture pour le Prix du Festival Sans Nom
Premier roman lu en tant que jurée du Prix du Festival Sans Nom, j’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir la plume de François-Xavier Dillard. En effet, j’avais entendu énormément de bien de ses deux romans Prendre un enfant par la main et Fais-le pour maman. Une amie m’avait également dit qu’elle avait dévoré La ferme. J’étais donc motivée pour cette lecture et j’avais vraiment envie de l’aimer.
En plus, c’est une lecture d’été puisqu’elle débute le 28 mai. Parfait pour la saison ! Ce qui ne sera d’ailleurs pas le cas de tous les romans reçus pour le prix en tant que jurée.
"En trois heures, on peut accomplir bien des choses. Et aussi mettre un terme à bien des vies."
Un début captivant qui m’a progressivement perdue
Et ça a super bien commencé. J’ai été immédiatement captivée par le premier chapitre. Les suivants fonctionnaient également très bien puisqu’ils étaient incisifs et courts, avec une touche d’humour, mais surtout beaucoup de tension et de suspense.
Cependant, après seulement une quarantaine de pages, je me suis fait la réflexion qu’il valait mieux avoir du temps devant soi pour lire La ferme. La raison est simple : il y a énormément de personnages dès le début, dans des lieux différents. J’ai même eu la sensation qu’il y avait plusieurs temporalités. J’ai d’ailleurs assez rapidement développé une théorie qui s’est révélée être fausse.
Puis, vers le premier quart du roman, j’ai commencé à souffler… Tout me semblait aller trop vite et tout était too much. Jusqu’à ce que je ressente une trop grande similitude avec une série très à la mode depuis plusieurs années, ce qui m’a fait sévèrement rouler des yeux. J’ai même eu l’impression d’un copier-coller… et ça, ça m’a gênée.
Trop de thèmes et de facilités pour me convaincre
Enfin, vers le dernier quart, le manque de crédibilité m’est apparu comme stratosphérique. Déjà, j’ai eu l’impression que François-Xavier Dillard avait voulu placer beaucoup trop de thèmes différents dans son roman. À vouloir voguer sur tous les sujets, il m’a perdue.
Mais surtout, les facilités étaient trop nombreuses ! J’en suis restée bouche bée à la fin. Globalement, j’ai trouvé le roman trop long, trop fouillis et je suis assez déçue, malheureusement. C’est dommage, car La ferme avait vraiment réussi à me captiver dans ses premiers chapitres.
Prochaine découverte pour le Prix du Festival Sans Nom : Sécher tes larmes de Meï Lepage !
Le Prix du Festival sans Nom 2026
Les romans lus dans le cadre du Prix du Festival Sans Nom 2026 en tant que jurée :
- La Ferme de François-Xavier Dillard
