Alicia

Résumé

Dans les rues de La Havane, entre 1959 et 2011, les vies se croisent et se recroisent. Aujourd’hui celle d’Amanda, jeune ballerine en devenir. Hier, celle de Manuela, mère célibataire, qui n’aura fait qu’effleurer son rêve de danseuse classique. Et enfin celle d’Alicia Alonso, dont on suit l’ascension vers la gloire jusqu’à devenir prima ballerina assoluta au parcours exceptionnel.

Dans un Cuba où règnent la débrouille et l’entraide, tout autant que la dénonciation et le marché noir, l’histoire de la démocratisation de la danse classique rime singulièrement avec l’avènement du régime révolutionnaire.

Pour Amanda, la compétition est rude pour être parmi les meilleures tandis que pour Alicia, les choix ne sont plus seulement artistiques mais politiques, lorsqu’on voudra faire d’elle un instrument de l’idéologie castriste.

Alicia : une lecture fluide à travers les saisons et les époques

À la base, j’avais prévu de lire Alicia en février, car le début se déroule sous la neige. Finalement, cette histoire peut se lire à n’importe quel moment puisqu’elle traverse les saisons. Par manque de temps, j’ai repoussé cette lecture jusqu’au printemps. Il était d’ailleurs temps que je rende l’ouvrage à la médiathèque. L’histoire traverse aussi les époques, ce que j’ai beaucoup apprécié. Les chapitres sont courts et efficaces. Et la lecture est fluide, ainsi le temps passe vite. Avec le recul, je regrette d’avoir attendu aussi longtemps avant de le découvrir.

Un univers graphique marquant autour du ballet et de Cuba

Si je me suis tournée vers Alicia, c’est avant tout pour son style graphique. En le feuilletant à la médiathèque, j’ai été immédiatement attirée par les couleurs. Cette première impression s’est confirmée pendant la lecture. Les illustrations liées au ballet sont douces et très réussies. J’ai aussi ressenti la chaleur de Cuba à travers les planches. Le récit permet également d’aborder l’influence d’Alicia Alonso. On découvre comment le ballet a pu être utilisé dans un contexte politique. Cet aspect apporte une dimension culturelle intéressante.

Un récit intéressant mais trop survolé

Malgré ces qualités, j’ai trouvé le récit trop rapide. J’aurais aimé un fil conducteur plus approfondi. J’ai eu l’impression de rester en surface, sans vraiment entrer dans le sujet. Je n’ai pas le sentiment d’avoir appris suffisamment sur Alicia Alonso. Même si le contexte cubain en 2011 est perceptible, il manque une véritable structure narrative.

La fin m’a aussi semblé abrupte. L’histoire donne l’impression de s’arrêter sans réelle conclusion. Cela a clairement influencé mon ressenti global. Cependant, cette lecture m’a apporté quelques éléments culturels, notamment sur le style du ballet cubain. Et malgré mon avis mitigé, je ne regrette pas cette découverte.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.