Cet été-là, face au port du Rosmeur de Douarnenez
Résumé
Cet été-là, Violette décide sur un coup de tête de prendre un aller simple pour Buenos Aires. Dernier coup d’éclat ou nouveau départ ?
Cet été-là, deux influenceurs littéraires se retrouvent dans le même hôtel à Biarritz. Amitié ou rivalité ?
Cet été-là, Maxime passe les grandes vacances chez sa mamie avec son cousin. Un été comme les autres, jusqu’à la découverte d’une malle dans le grenier.
Cet été-là, une jeune femme, riche et malheureuse, va mourir. Les événements marquants de sa vie ont toujours eu lieu l’été…
Amours éphémères, incroyables voyages, rencontres imprévues… Sous la plume de six auteurs et autrices de talent, l’été est la saison de tous les possibles.
1 € reversé à l’association « 125 et après »
Un été qui ne ressemble pas à l'été
J’ai acheté Cet été-là au printemps dernier avec une idée bien précise : lire une nouvelle par jour pendant l’été. Finalement, le cœur n’y était pas et le recueil est resté dans ma pile à lire pendant un an. Comme je me suis fixé comme objectif de faire diminuer cette fameuse PAL, notamment en sortant les ouvrages les plus courts, je l’ai enfin ouvert cette année. Et très honnêtement, je crois que je l’ai lu au mauvais moment. Avec une couverture aussi lumineuse, je m’attendais à une lecture légère, parfaite pour accompagner les vacances. À la place, j’ai découvert des récits souvent très sombres.
On voyage pourtant beaucoup, de la France à la Grèce, en passant par Chypre ou encore l’Argentine, mais l’ambiance m’a davantage évoqué Halloween que les longues soirées d’été. Je conseillerais donc de l’aborder en sachant qu’il s’agit davantage d’un recueil qui confronte à la réalité qu’à une parenthèse ensoleillée. À mes yeux, quelques trigger warnings supplémentaires n’auraient d’ailleurs pas été de trop.
Des nouvelles qui m'ont touchée, ou complètement laissée de côté
Comme souvent avec les recueils, toutes les nouvelles ne provoquent pas les mêmes émotions. Le Karma de François Coune explore le côté le plus toxique de Bookstagram. C’est un sujet qui parlera certainement à beaucoup de monde, mais j’essaye justement d’éviter les dramas sur les réseaux sociaux, alors je n’avais pas particulièrement envie d’en retrouver dans mes lectures. Ma saison préférée de Jessica Cymerman m’a également laissée un peu déstabilisée. J’ai apprécié la révélation finale, que j’ai devinée quelques pages avant la conclusion, mais je restais encore influencée par cette impression générale que le recueil prenait une direction beaucoup plus sombre que ce que sa couverture laissait imaginer.
Puis est arrivée La symphonie des baleines de Laure de Rivières. Après deux nouvelles déjà assez lourdes, découvrir un récit centré sur un projet de suicide a confirmé que je ne trouverais pas ici la douceur estivale que j’étais venue chercher, même si Buenos Aires constitue un très beau décor.
Deux surprises inattendus
Heureusement, les trois dernières nouvelles ont complètement changé mon regard sur le recueil. S’aimer à vue d’Alexandre Duyck est probablement celle qui m’a le plus surprise. J’ai beaucoup aimé qu’elle raconte les premiers émois amoureux, non pas à l’adolescence mais à l’âge adulte. Ce parti pris apporte une vraie fraîcheur au récit. Nous étions six amis de Michèle Fitoussi, en revanche, m’a profondément remuée. Elle aborde un sujet nécessaire, mais qui faisait écho à des souvenirs beaucoup trop personnels pour que je puisse prendre du recul.
Enfin, Je rentrerai bien vite d’Aurélie Tramier a été ma grande émotion du recueil. En tant qu’Alsacienne, cette réflexion autour de l’identité franco-allemande m’a énormément parlé. Entre mon arrière-grand-père malgré-nous, mon arrière-grand-mère allemande, mon grand-père silésien et ma grand-mère italo-normande, impossible de ne pas me sentir concernée. J’ai retrouvé dans cette nouvelle des questionnements qui me sont familiers, portés avec beaucoup de douceur. J’ai même versé ma petite larme en refermant le texte.
Finalement, si Alexandre Duyck et Aurélie Tramier ont su me toucher, et si Michèle Fitoussi m’a profondément bouleversée, je suis restée plus distante face aux trois premières nouvelles. C’est tout le charme, mais aussi tout le risque, des recueils collectifs : on n’y vit jamais exactement le même voyage d’un auteur à l’autre.
D'autres recueils de nouvelles aux éditions Charleston :
Mes avis sur d’autres recueils de nouvelles aux éditions Charleston :
- Le bruit des secrets
- Quand le chat n’est pas là – à transférer de mon ancien blog
- Si Maman Si – à venir
- Cet été-là
