Le roman maudit devant le sapin de Noël de l'hôtel de ville de Bâle
Résumé
Le 1er décembre, Naël découvre un carnet abandonné devant chez lui.
Il s’agit du journal de Léo, un adolescent kidnappé exactement un an plus tôt.
À partir de ce moment, Naël se retrouve prisonnier d’une boucle temporelle : la même journée recommence, encore et encore.
Chaque nouveau jour lui permet d’en apprendre davantage sur Léo, sur sa disparition, et sur les liens qui unissent désormais leurs destins.
Mais le temps est compté : pour comprendre ce qui est arrivé à Léo, Naël devra affronter une vérité qui met sa propre vie en danger.
Un calendrier de l’avent littéraire à l’idée séduisante
Lire un chapitre par jour jusqu’à Noël, difficile de faire plus tentant comme concept. Le roman maudit repose entièrement sur cette mécanique, avec Naël qui découvre un livre mystérieux qu’il doit lire quotidiennement. Sur le papier, l’idée est excellente, d’autant plus que je n’avais encore jamais expérimenté ce format en thriller.
L’objet livre est d’ailleurs une vraie réussite : illustrations au style comics, mise en page travaillée, cahiers imbriqués, détails graphiques soignés. L’édition est clairement pensée pour donner envie de tourner les pages, et sur ce point, Auzou propose un travail très abouti. On est ici sur un roman ado plutôt que Young Adult, ce qui me semble important à préciser, sans que ce soit une critique en soi.
"Chaque acte a des conséquences, chaque changement de paramètre entraîne une modification des trajectoires de chacun. C'est sa faute."
Une lecture très jeunesse au rythme inégal
Les premiers jours fonctionnent bien. Les cliffhangers sont efficaces, le mystère s’installe, et l’envie de connaître la suite est bien là. Le problème n’est pas tant l’écriture que le rythme et la répétition de certains mécanismes. Passé un certain point, la curiosité ne suffit plus à relancer l’intérêt, surtout lorsque la lecture n’est plus fractionnée par le calendrier.
Naël se comporte comme un adolescent, ce qui est parfaitement cohérent avec le public visé. En revanche, certaines situations m’ont semblé s’étirer inutilement, avec des chapitres parfois creux ou redondants. J’ai eu l’impression que la tension montait artificiellement, sans véritables enjeux narratifs derrière.
Une conclusion qui ne m’a pas convaincue
Sans entrer dans les détails, la fin ne m’a pas embarquée. Là où j’espérais une vraie dimension initiatique ou une morale plus marquée, j’ai refermé le livre avec une impression de déjà-vu. Le concept reste malin et pourra clairement séduire de jeunes lecteurs peu habitués à ce type de récit, mais de mon côté, la promesse initiale n’a pas été tenue jusqu’au bout.
Je garde malgré tout un vrai respect pour l’idée de départ et pour l’objet en lui-même. Simplement, ce roman n’était sans doute pas fait pour moi, et j’assume complètement ce décalage. Une chose est sûre, il est temps pour moi de refermer la parenthèse des lectures de Noël. Mais il y aura quelques chroniques encore, vu mon retard de publication !
Du même auteur :
Mes autres avis d’autres romans de Thilliez :
- Le pire des Noël
- Le roman maudit
- L’encre et le sang – à transférer de l’ancien blog
- Vertige – à transférer de l’ancien blog
