Kiss-Me I'm Famous au château Eltz

Résumé

Nathan est bourru, secret et n’aime pas les imprévus.
Il protège farouchement sa vie avec Anna, sa fille, Olaf, leur chien tout fou, et le village soudé qui l’a accueilli.
Alors quand Neva débarque comme une tornade, pleine de feu et de contradictions, elle l’agace, le défie… et l’attire.
Il ne devrait pas craquer, il ne veut pas craquer… mais a-t-il vraiment le choix ?

Une lecture longtemps repoussée… peut-être à raison

Ce roman attendait dans ma pile à lire depuis 2020. Il m’avait été offert par une ancienne collègue belge, et malgré son petit format, je repoussais sa lecture chaque année sans trop savoir pourquoi. Maintenant qu’il est terminé, j’ai presque envie d’y voir un signe. Au début pourtant, ça partait plutôt bien. Je trouvais Neva identifiable, maladroite, un peu quiche, et ce type d’héroïne me fait souvent sourire.

Ce trait de caractère, très en vogue dans les années 2010, est devenu plus rare aujourd’hui, mais le roman datant de 2019, ça restait cohérent. Ce qui m’a réellement surprise, en revanche, c’est de découvrir qu’il avait été élu Prix Livraddict en 2020. Catégorie érotisme, certes. Si j’avais vérifié avant, j’aurais su à quoi m’attendre. N’empêche, pour un prix du public, je suis restée franchement perplexe.

"J'ai envie de toi, mais cette envie de toi, c'est juste ma manière d'exprimer que j'ai envie de plus avec toi."

#Malaise

Oui, Kiss Me I’m Famous m’a parfois fait rire. Oui, il y a des références à La Reine des Neiges, et ça, je valide toujours. Mais les hashtags sont beaucoup trop présents, au point de devenir lourds. Je le lis six ans après sa sortie, donc l’effet de mode est passé, mais même replacés dans leur contexte, ils étaient excessifs et fatigants.

Très vite, le roman assume pleinement son étiquette de littérature érotique. Le problème, c’est que certaines scènes m’ont mise mal à l’aise. Le consentement m’a paru flou lors de la première scène intime, même si ça se rattrape ensuite. La situation, elle, reste ambiguë. J’ai fini par sauter toutes les scènes explicites, trop détaillées pour moi, même si je comprends que ça puisse plaire à d’autres lectrices. Ce qui m’a surtout épuisée, c’est Nathan. Dès qu’on est dans sa tête, tout tourne autour de son entre-jambe. Sur plus de 200 pages, c’est franchement usant.

Des personnages toxiques et un ras-le-bol assumé

Les conflits n’ont rien arrangé. J’ai passé une bonne partie du roman à lever les yeux au ciel. Tout repose sur un énorme malentendu, simplement parce que les personnages ne se parlent pas. Quand Nathan devient grossier alors qu’il se comporte déjà comme un âne obtus, j’ai décroché. À ce stade, le peu de respect qu’il me restait pour lui a définitivement disparu, surtout face à certaines remarques profondément méprisantes.

Mais Neva n’est pas en reste. Elle fuit dès que la situation devient ambiguë, refuse toute discussion et adopte des comportements que j’ai trouvés franchement violents sous couvert de “prendre du temps pour réfléchir”. À situation inversée, je n’ose même pas imaginer les réactions. Ils se sont bien trouvés, ces deux-là, mais à mon sens, ils auraient surtout besoin de thérapie avant d’envisager une relation. Bref, oui, je n’ai pas aimé. Et oui, je suis même un peu en colère. Pour une lecture de Noël, j’aurais clairement mieux fait de choisir autre chose.

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