Vertige de Franck Thilliez

Résumé

Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d’un gouffre, au coeur d’un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d’infortune. Il est enchaîné au poignet, l’un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d’un masque effroyable, qui explosera s’il s’éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s’imposera, impérieuse : jusqu’ou faut-il aller pour survivre ?

Une écoute marquante, dès la voix du narrateur

J’ai découvert Vertige en 2018, en version audio aux éditions Lizzie. Avant même d’entrer dans l’histoire, c’est la voix de Guillaume Cramoisan qui m’a interpellée. Sa diction, très appuyée sur certaines consonnes comme les T et les P, m’a d’abord déstabilisée. Ces sons, presque percussifs, donnaient au récit une intensité dérangeante. Avec le temps, je m’y suis pourtant habituée. Cette manière de narrer a fini par renforcer l’immersion, au point de me donner l’impression d’être enfermée avec Jonathan dans cette grotte silencieuse. Le fait d’écouter ce roman en voiture, souvent de nuit, a sans doute accentué cette sensation d’oppression.

« Une goutte d’eau s’écrase sur mon cou. Elle glisse dans ma nuque et me frigorifie. On dirait la caresse de la mort. »

Un huis-clos oppressant et sensoriel

Je lis peu de romans en huis-clos, et Vertige m’a rappelé à quel point ce dispositif peut être efficace. Jonathan se réveille enfermé dans une grotte, sans repères, sans échappatoire. Très vite, l’angoisse s’installe. Le froid, l’humidité, l’obscurité semblent presque physiques.
Au fil du récit, les personnages secondaires, Michel, Farid et même Pok, le chien, permettent d’éclairer peu à peu la personnalité du protagoniste. La nature humaine est disséquée sans ménagement, et elle se révèle parfois plus glaçante encore que le décor dans lequel ils évoluent. Cette tension constante montre à quel point l’histoire est construite de façon solide.

Une tension maîtrisée, malgré une fin en demi-teinte

L’auteur distille des indices par petites touches, poussant à formuler des hypothèses… souvent fausses, dans mon cas. J’ai beaucoup apprécié l’équilibre entre le thriller pur et le huis-clos psychologique. En revanche, la fin ne m’a pas totalement convaincue. J’aurais aimé une autre direction, ce qui reste assez rare pour moi. Cela n’enlève cependant rien à la force de l’expérience globale. Entre angoisse, tristesse, colère et parfois une forme d’exaspération, cette écoute m’a fait passer par de nombreuses émotions.
Malgré mes réserves sur la conclusion et une voix de narrateur qui demande un temps d’adaptation, je garde un très bon souvenir de Vertige. Une expérience audio intense, oppressante, et profondément immersive.

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